Virus: incertitude sur la présence de public aux JO, 200.000 morts en Inde

Virus: incertitude sur la présence de public aux JO, 200.000 morts en Inde

Les organisateurs des Jeux olympiques de Tokyo ont repoussé mercredi à juin la décision sur la présence ou non de spectateurs locaux, tandis que le nombre de morts du coronavirus a dépassé en Inde les 200.000.

“Au regard de l’examen de l’évolution des contaminations locales impliquant de nouvelles souches, nous avons convenu qu’une décision concernant la présence de spectateurs sur les sites olympiques et paralympiques serait prise en juin”, ont indiqué les organisateurs des JO de Tokyo, prévus du 23 juillet au 8 août.





En mars, ils avaient interdit la présence des spectateurs venant de l’étranger, une première dans l’histoire.

Tokyo et trois autres départements japonais sont depuis dimanche placés sous un troisième état d’urgence face à l’augmentation des cas de Covid-19, qui impose que les manifestations sportives se déroulent à huis clos.

En Inde, où l’épidémie flambe, 201.187 personnes ont succombé à l’épidémie et 3.293 sur ces dernières 24 heures, selon le ministère de la Santé.

“Nous accueillons de plus en plus de malades chaque jour”, déclare Ishant Bindra, 28 ans, bénévole de l’ONG Khalsa Help International à Ghaziabad, dans l’Etat indien d’Uttar Pradesh.

“Nous n’avons pas trouvé de place dans les hôpitaux de Delhi”, explique à l’AFP Himanshu Verma alors que sa mère, Poonam, 58 ans, est reliée à un concentrateur d’oxygène de cette ONG.

Quatrième pays le plus endeuillé derrière les Etats-Unis, le Brésil et le Mexique, l’Inde a connu mardi un total impressionnant d’infections (350.000) pour une journée.

Face à cette situation, le président russe Vladimir Poutine a promis mercredi à l’Inde une “aide humanitaire d’urgence”, de plus de 22 tonnes de matériel.

La Suisse va également envoyer son aide à l’Inde, d’un montant d’un million de francs suisses (un peu plus d’un million de dollars). Elle comprend la livraison notamment de plusieurs centaines de concentrateurs d’oxygène ainsi que des respirateurs.

– “Perspectives” du déconfinement en France –

Le patron du laboratoire BioNTech, Ugur Sahin, s’est dit mercredi “confiant” dans l’efficacité de son vaccin contre le variant indien du Covid-19 qui suscite l’inquiétude.

Le B.1.617, appelé “variant indien”, a été détecté dans plus de 1.200 séquences de génome dans “au moins 17 pays”, a annoncé l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les fermetures de liaisons aériennes avec l’Inde se multiplient. L’Australie a décidé de suspendre les vols en provenance d’Inde tandis que le Canada, les Emirats arabes unis, le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande ont déjà suspendu ou restreint leurs vols.

La Belgique a interdit l’entrée sur son territoire, de manière directe ou indirecte, aux personnes ayant séjourné au cours des 14 derniers jours en Inde, mais aussi au Brésil et en Afrique du Sud, où sévissent d’autres variants.

La présence du variant indien inquiète en Europe au moment où le Vieux Continent respire un peu mieux au bout de longs mois de restrictions. Mercredi, c’est au tour des Pays-Bas de lever le couvre-feu et d’autoriser la réouverture des terrasses.

En France, le président Emmanuel Macron présentera vendredi “les perspectives” de “sortie progressive” des mesures de restrictions imposées, a annoncé mercredi le Premier ministre Jean Castex.

Il a confirmé que les restrictions de circulation seront levées dès le 3 mai et que le couvre-feu devrait prendre fin le 2 juin.

Avec environ 30.000 cas positifs par jour en moyenne et près de 6.000 malades du Covid-19 toujours hospitalisés dans les services de réanimation, les indicateurs sanitaires restent dégradés en France.

– Explosion de la pauvreté en Argentine –

Les Américains vaccinés, eux, n’ont plus besoin de porter de masque lorsqu’ils sont en extérieur, sauf au milieu de foules. Leur président Joe Biden a salué mardi soir les “progrès extraordinaires”.

Au Mexique aussi, l’épidémie recule. En 14 semaines, le nombre de décès hebdomadaires est passé de 9.549 à 1.621, tandis que le nombre d’hospitalisations a chuté à 6.000 après avoir culminé en janvier à 27.000.

D’autres pays latino-américains comme le Brésil, le Chili, la Colombie, l’Equateur ou l’Argentine, demeurent confrontés à une vague de contaminations.

Au Brésil, une commission d’enquête parlementaire sur la gestion de la crise du coronavirus par le gouvernement Bolsonaro a débuté ses travaux mardi.

Dans la banlieue de Buenos Aires, l’épidémie fait exploser la pauvreté. Daisy Garcia, 26 ans, servait chaque jour des repas à quelque 80 personnes dans une soupe populaire de La Matanza, commune pauvre de la capitale argentine. Elle distribue aujourd’hui près de mille repas quotidiens.

“Nous n’aurions jamais imaginé en arriver là”, dit la jeune femme, alors que la pauvreté touche désormais 42% de la population.

La pandémie a fait plus de 3,13 millions de morts dans le monde depuis fin 2019, selon un bilan établi mercredi par l’AFP à partir de sources officielles.

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Djenabou Balde

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