Sidiki Mina : une artiste débordante d’énergie, inspirante et passionnée qui aspire à une véritable carrière

Sidiki Mina : une artiste débordante d’énergie, inspirante et passionnée qui aspire à une véritable carrière

Lors de cet entretien, la jeune artiste Sidiki Mina a accepté d’éplucher plusieurs questions en rapport avec avec sa carrière notamment de ses débuts dans la musique en passant par ses sources d’inspiration, mais aussi son regard sur l’évolution de l’industrie musicale guinéenne.

Diplômée de l’Institut supérieur des arts Mory kanté de dubreka, Sidiki Mina est une jeune artiste qui force l’admiration du public mélanome guinéen par sa voix, sa maîtrise de la guitare et sa capacité irréprochable à composer ses textes. Talentueuse et créative, Sidiki Mina nous dit tout quant-à sa carrière tres prometteuse. Lisez l’entretien réalisé par Ismaël KONÉ.

Pour ceux qui ne vous connaissent pas, veuillez vous présenter à eux ?

Je suis Bangoura Aminata sur carte d’identité, mais communément appelée Sidiki Mina. Je suis artiste, chanteuse, compositrice et musicienne.

Justement, parlans de musique. Pourquoi la musique et comment tout a commencé pour vous ?

Pourquoi la musique ? Parce que ça toujours été un choix que de ma défunte mère (paix à son âme) a voulu pour moi. Et tout a véritablement commencé en 2017 après ma réussite du bac. Vu que ma mère tenait que je fasse la musique, j’ai donc décidé d’aller à l’Institut supérieur des arts Mory kanté de dubreka pour apprendre la musique et quelques instruments musicaux, mais aussi rehausser mon niveau ou encore me cultiver. Je peux dire que c’est là que cette belle aventure musicale a démarré pour moi.

Quelles sont vos expériences à l’Institut supérieur des arts Mory kanté de Dubreka ?

Durant les cinq (05) années passées dans cet institut, j’ai beaucoup appris sur la culture. Je me suis intéressée à l’apprentissage de beaucoup d’instruments musicaux, mais celle dont je maîtrise plus c’est la guitare. Au-delà de cela, il faut rappeler que j’ai un diplôme en musique et je suis de la 15e et dernière promotion du système classique.

Après les études, on a besoin de mettre en application ce qu’on a appris. Alors, de ce fait, parlons de vos productions musicales. Combien de singles avez-vous à votre actif ? Et quel c’est quoi le tout premier single que vous avez enregistré ?

Effectivement, pour l’instant, j’ai plus de trois (03) singles disponibles sur toutes les plateformes de téléchargement, dont deux (02) clips vidéo. De ce qui est de mon premier single, le morceau « N’daaki » a été le tout premier single que j’ai eu à composer et à enregistrer. C’est un titre qui parle des personnes qui se permettent de préjuger, critiquer ou encore de les dénigrer les gens à leur insu.

Comment l’enregistrement s’est-il passé, je veux parler du fonds investi dans la production et comment vous l’avez trouvé ?

Parlant de la mobilisation financière pour l’enregistrement dudit morceau, je vous dirai tout de suite, sans langue de bois, que je tirais le diable par la queue, et surtout que j’étais en autoproduction. L’enregistrement de ce single n’a pas été chose facile, mais grâce au soutien de ma famille, de l’aide des personnes de bonne foi qui croyaient en moi, Dieu m’a couvert de sa grâce pour que je réussisse à le faire.

Avez-vous reçu des propositions de productions ou comptez-vous continuer, dans un premier temps, en autoproduction ?

Effectivement, j’ai reçu plusieurs fois des propositions de production, mais très malheureusement ceux qui viennent avec ces propositions ont, dans un premier temps, une autre idée derrière la tête. Ils me parlent d’une relation amoureuse et tout ce qui s’en suit. Cependant, pour moi, un véritable travail professionnel ne doit aucunement être associé à une quelconque relation extra-professionnelle. Donc, du fait que j’ai la chance de m’autoproduire avec, bien sûr, l’aide des personnes qui me sont très chères et qui répondent toujours présent quand le besoin y est, j’ai, pour l’instant, décidé de me débrouiller ainsi.

Parlez-nous de votre équipe managériale ?

Waouh ! Côté managérial, je travaille avec un jeune homme très dynamique et perspicace du nom de Biro Kanté. C’est ce dernier qui gère tout ce qui est lié à la gestion de ma carrière musicale. D’ailleurs, vous le savez mieux que moi, tout ce qu’un artiste sait faire, c’est de chanter mais de ce qui de la gestion de sa carrière, ou encore l’élaboration d’un plan de développement de carrière et tout ce qui va avec, il faut la participation d’une ou plusieurs personnes qualifiées, déterminées et prêtes à t’ouvrir des portes qui mènent vers ta réussite.

Qui sont ceux qui vous influencent dans le domaine de la musique ?

Sur ce point, je ne vous dirai pas qu’il n’y a pas d’artistes guinéens qui ne m’influencent pas, je les aime tous surtout l’ancienne génération. Par contre, j’aime et souhaiterais être moi-même. Vous savez imiter de trop quelqu’un qui vous inspire pourrait vous pousser à tout faire comme lui, et finalement, ce n’est plus toi qui es vu, plutôt l’artiste que tu imites. Sinon, il y a des grandes artistes qui m’inspirent grandement dont j’aime bien les œuvres notamment notre Diva Sayon Camara, Djely maman Diabaté ou encore Hadja Aminata kamissoko. En vrai, ces dames dégagent une certaine qualité incroyable. Elles alimentent et dynamisent ma passion pour la musique. Ce sont de véritables sources d’inspiration.

Quel est votre regard sur l’évolution de l’industrie musicale guinéenne ?

De nos jours, avec l’expression, « tout est permis », tout le monde chante ce qu’il veut et comme il le souhaite sous prétexte qu’il est responsable de ses œuvres. Cependant, moi, je crois fermement qu’un bon artiste est celui qui éduque, conscientise et voire même qui ramène une personne à la raison quand elle est dans les erreurs, et ce, à travers ses chansons, parce qu’il est la voix des sans voix. C’est pourquoi il doit être responsable dans la composition de ses chansons. Malheureusement, ce sont des choses qui ne sont point respectées. Je constate l’inversement de rôle dans l’évolution de l’industrie musicale. Aujourd’hui, la grande partie des musiques qui sont produites ne parlent que de l’amour, du sexe, j’en passe. Désolé de le dire, mais je pense qu’il y a bien d’autres sujets à chanter au-delà de ceux-là.

Pour finir, c’est quoi l’actualité de sidiki Mina ?

Sidiki-Mina est en train de préparer de nouveaux projets, de très grands projets sur lesquels elle travaille énormément. Et je crois qu’ils feront des effets sur le public mélomane. Je ne suis pas pressée, comme le dit, je vais lentement, mais sûrement. Ce qui est sûr, apprêtez vous à recevoir à tout moment mes nouveaux projets qui vont exploser les compteurs.

Merci à vous pour le temps accordé.

C’est à moi de vous remercier. Ça été un plaisir.

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