En cette journée de célébration des Droits de la femme, je voudrais particulièrement mettre l’accent sur le Droit de la femme à la santé, et particulièrement pour celle en état de grossesse.

De nos jours, la promotion des naissances par césarienne est devenue monnaie courante. On n’accouche même plus par voie basse, comme si nous insultons le pouvoir de Dieu à nous permettre de faire les choses de façon naturelle ! À l’accouchement, on ouvre la femme à tout bout de champ, comme si le Créateur n’avait pas prévu autre moyen lorsqu’il nous concevait en tant qu’humain. C’est inadmissible ! J’accuse les hôpitaux et leurs personnels hiérarchiques de faire de la césarienne un moyen pour se faire de l’argent. Car il faut le dire, la césarienne est vraiment dispendieuse. Elle demande beaucoup de moyens, beaucoup d’argent.

Je peux comprendre que dans certains cas, la césarienne est nécessaire voire salutaire pour sauver des vies. Mais le corps médical ne peut pas, ne doit pas continuer à en faire usage, lorsqu’il sait pertinemment que la femme en gestation ne souffre d’aucune complication !

En Guinée , en deux semaines, il y a eu deux cas de décès par césarienne. Deux femmes parties aussi facilement. Il m’a l’air qu’on l’utilise comme un objet, comme un canal pour se remplir les poches. Je dis non !

Aussi, dans plusieurs pays africains notamment en Guinée, les hôpitaux ne sont pas dotés d’appareils modernes pour une parfaite échographie. Les consultations prénatales étant très ambiguës, les femmes sont naturellement exposées au danger, au risque lors de l’accouchement. Parfois on ne sait même pas la position de l’enfant, son état de santé, l’évolution de la grossesse etc. Il faut y remédier le plus urgemment possible, dans toutes les contrées où le handicap en appareils médicaux est une réalité.

Parce que c’est la femme qui donne la vie, nous lui devons respect et assistance.

Joyeux 08 Mars à toutes ! Et ayons particulièrement une pensée pour toutes les femmes qui donnent la vie. Oui aux Droits de la femme. Oui à son Droit à la santé. La santé la plus idéale.

DJENABOU BALDÉ