nouveau record et crainte d’un reconfinement

nouveau record et crainte d’un reconfinement

COVID-19 EN DIRECT – En 24 heures, la France enregistre un nouveau record de 52 010 nouveaux cas de coronavirus. Un reconfinement pourrait être envisagé si la situation ne s’améliore pas.

[Mise à jour du dimanche 25 octobre 2020 à 21h00] Dimanche 25 octobre, Santé publique France a annoncé un nouveau record de 52 010 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures et plus de 1 800 malades en réanimation. Le gouvernement s’inquiète de cette seconde vague et a pris de nouvelles mesures. L’Assemblée nationale a voté la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 16 février. De son côté, Cédric O, le secrétaire d’État en charge de la transition numérique se soucie d’un possible reconfinement. “Tout est possible”, a-t-il indiqué ce dimanche à franceinfo. Les premiers résultats du couvre-feu mis en place dans 54 départements devraient arriver cette semaine et devraient permettre au gouvernement de prendre de nouvelles restrictions, si nécessaires. “On verra en début de semaine si le couvre-feu a permis de réguler le flot de malades”, a de son côté expliqué le directeur de l’Agence régionale de santé Île-de-France à BFMTV. Nombre de cas, décès, personnes en réanimation, clustersR0 en France… Chiffres et infos du jour.

Dernières infos en direct :

  • Nouveau record de cas de coronavirus en France. Le taux de cas de Covid-19 ne cesse d’augmenter dans le pays. Selon Santé publique France, ce dimanche 25 octobre, il y a 52 010 nouveaux malades en 24 heures
  • Le CHU de Caen déclenche le plan blanc. La France fait face à la seconde vague du coronavirus et les hôpitaux sont débordés. Le CHU de Caen a donc déclenché le plan blanc ce week-end, rapporte Ouest-France. Pourtant, vendredi, le taux d’occupation des lits en réanimation par des patients du Covid-19 ne dépassait pas les 25%. Le préfet du Calvados explique dans le média que “le fonctionnement de l’hôpital peut être perturbé” après un dépassement de 30%. 
  • Renaud Muselier ne veut pas d’un reconfinement total. Face à la hausse de cas de Covid-19, le président (LR) de la région PACA et patron de Régions de France s’inquiète des prochaines décisions du gouvernement. Dans les colonnes du Parisien, Renaud Muselier a expliqué qu’il ne souhaite pas avoir un “reconfinement total” et veut que la France “préserve l’essentiel” soit l’enseignement, la culture et l’économie. 
  • Les premiers résultats du couvre-feu attendus cette semaine. En France, 54 départements sont soumis au couvre-feu à cause du coronavirus. Cela fait quelques jours que cette mesure sanitaire a été mise en place et le directeur de l’Agence régionale de santé Île-de-France Aurélien Rousseau attend les premiers résultats. “On verra en début de semaine si le couvre-feu a permis de réguler le flot de malades”, a-t-il dit à BFMTV dimanche 25 octobre. 
  • Des pharmacies veulent des moyens pour faire les tests antigéniques. Les pharmacies peuvent pratiquer les tests antigéniques afin de réduire les délais du dépistage du coronavirus. Les pharmaciens demandent donc des moyens, mais aussi le droit de travailler avec des infirmières libérales pour faire ces tests, a expliqué l’Union syndicale des pharmaciens d’officine dans Ouest-France ce dimanche. “On nous donne la possibilité de poser un diagnostic, ça change complètement la dimension de ce qu’on confiait jusqu’à maintenant aux pharmaciens”, a confié Gilles Bonnefond, président de l’USPO.
  • Damien Abad remet en question le couvre-feu. Le chef de file des députés Les Républicains (LR) Damien Abad s’est exprimé ce dimanche sur le couvre-feu dans 54 départements en France. Pour lui, le gouvernement est toujours “en retard”. Le député ne pense pas que cette nouvelle mesure sanitaire va être efficace. “Le gouvernement a toujours 15 jours de retard. Aujourd’hui, on peut déjà questionner l’efficacité du couvre-feu. Je le dis clairement : je préférerais des confinements locaux à la Toussaint qu’un confinement généralisé à Noël”, a-t-il confié dans l’émission Dimanche en politique, sur France 3.
  • Le Poitou “se rapproche du seuil de la zone d’alerte“. Pour le moment, la Vienne et les Deux-Sèvres ne se trouvent pas dans les 54 départements soumis au couvre-feu. Cela pourrait changer dans les jours à venir, explique le directeur de l’Agence régionale de santé des Deux-Sèvres, Laurent Flament, sur France Bleu. Selon lui, le Poitou “se rapprochait assez vite du seuil de la zone d’alerte” 
  • Un reconfinement envisagé en France. En 24 heures, le pays a connu un nouveau record de cas de Covid-19, a rapporté Santé publique France. C’est un nouveau chiffre qui inquiète les experts. Ce dimanche, Cédric O, le secrétaire d’État en charge de la transition numérique a laissé entendre qu’un reconfinement pourrait bien avoir lieu en France si la situation ne s’améliore pas. “Tout est possible. Pourquoi le couvre-feu doit être réévalué ? Parce que c’est la semaine prochaine qu’on aura l’évaluation en termes statistiques de l’efficacité du couvre-feu qui a été décidé il y a quelques semaines”, a-t-il déclaré pour franceinfo. 
  • Un “autoconfinement volontaire”. Le nouveau record en France de cas de Covid-19 inquiète les experts, qui recherchent activement une solution. Yves ­Coppieters, épidémiologiste, s’est confié dans le Journal du dimanche du 25 octobre et encourage les Français à faire un “autoconfinement choisi”. Pour lui, il est très important que tout le monde limite dès à présent ses déplacements. “Si les politiques ne veulent pas faire de confinement, il faut encourager la population à l’appliquer de manière participative, spontanée”, a aussi déclaré le directeur de l’Institut de santé globale à la faculté de médecine de l’université de Genève, Antoine Flahault. 
  • Le virus est très actif. En 24 heures, la France a connu une grosse augmentation de cas de coronavirus. Jean-Baptiste Djebbari, le ministre chargé des Transports a confié ce dimanche 25 octobre sur Europe 1 que “le virus est partout”. Pour lui, la seconde vague n’a rien à voir avec la première et doit être prise très au sérieux. Le “virus circule partout à des taux importants”, a déclaré le ministre au média. 
  • La police renforce les contrôles à Paris. Cela fait déjà une semaine que l’Île-de-France est soumise au couvre-feu à cause du coronavirus. Les habitants doivent rester chez eux entre 21 heures et 6 heures du matin. Les forces de l’ordre ont sensibilisé les citoyens sur cette mesure sanitaire, mais passent dès à présent à l’offensive, explique BFMTV. Selon le média, elles ont renforcé les contrôles sur le périphérique, mais aussi dans le 20ème arrondissement de Paris. “Vous devez anticiper. Sinon tout le monde fait n’importe quoi et est encore là à 22 heures !”, explique Tania Popoff, commissaire en charge du dispositif des contrôles à la porte de Montreuil. L’amende pour non-respect du couvre-feu s’élève à 135 euros et passe à 3 750 euros en cas de récidive.
  • La France bat le record de contaminations en Europe. Samedi 24 octobre, Santé publique France a annoncé une forte hausse de cas de Covid-19 en 24 heures. C’est un nouveau triste record pour la France, qui bat aussi le record de contaminations en Europe. Pourtant, Philippe Amouyel, professeur de santé publique, explique à LCI que cela n’est pas représentatif. Pour lui, “le nombre de cas est sous-estimé” dans certains autres pays européens. “Tous les pays n’ont pas la même politique de réalisation des tests”, a-t-il ajouté.
  • Des arrivées soudaines de malades Île-de-France. Le week-end semble compliqué pour les hôpitaux de l’Île-de-France. Le directeur de l’Agence régionale de Santé, Aurélien Rousseau, a annoncé dimanche midi pour Europe 1 qu’il y avait une “très forte accélération” de cas de Covid-19 en région parisienne. Les hôpitaux commencent à être surchargés avec plus de 67% des lits en réanimation occupés, déclare le média. “On était en moyenne à 35 entrées par jour dans les réanimations en Île-de-France jusqu’à mercredi. Jeudi, vendredi et samedi, on a eu à peu près 90 entrées.”
  • Nouveau record de cas de Covid-19. Samedi 24 octobre, Santé Publique France annonce 45 422 nouveaux cas de Covid-19. Au total, il y a 1 086 497 personnes qui ont été touchées par le coronavirus.
  • La prolongation de l’état d’urgence sanitaire voté. Ce samedi 24 octobre, Olivier Véran a défendu la prolongation de l’état d’urgence sanitaire devant l’Assemblée nationale. Le ministre de la Santé a eu gain de cause puisque l’Assemblée a voté par 71 voix contre 35 la prolongation de l’état d’urgence sanitaire. Le texte de loi passera au Sénat ce mercredi.
  • Des maires veulent un renfort militaire. Face à la seconde vague, 21 maires de la vallée du Gier, dans le sud de la Loire, ont lancé un appel à l’aide à l’État. Ils demandent au plus vite “l’installation de moyens sanitaires militaires pour pallier le manque de personnels soignants”, explique France Bleu. Certaines communes sont particulièrement touchées par l’épidémie et les hôpitaux sont surchargés. Les maires veulent que les “soignants soient épaulés”.
  • Un débat houleux à l’Assemblée. Ce samedi, Olivier Véran était à l’Assemblée nationale pour parler du projet de loi prolongeant l’état d’urgence sanitaire face au coronavirus. Certains députés ont annoncé qu’ils ne voteraient pas le texte et les esprits se sont échauffés, relate franceinfo. Le ministre de la Santé a demandé aux élus de l’opposition de faire des propositions pour lutter contre l’épidémie. “À ceux qui considèrent que les mesures ne sont pas bonnes, je dis et je redis : dites-nous quelles sont vos propositions”, a-t-il lancé, et d’insister sur ce point : “Proposez !”.
  • Jean Castex fait appel à la responsabilité des Français. Le Premier ministre s’est rendu à l’hôpital nord de Marseille ce samedi. Il en a profité pour mettre en garde les Français face à l’augmentation de cas du Covid-19. “C’est une bataille collective, elle est dure. Cette progression de l’épidémie n’est pas finie”, a-t-il d’abord déclaré pour Le Figaro. Puis, il a demandé aux citoyens de prendre leurs responsabilités en main et de se montrer solidaires afin d’aider le personnel soignant. “Nous allons tous ensemble faire face autour de nos soignants. C’est un rendez-vous avec nous-mêmes. Je fais confiance aux Français pour montrer que nous sommes une nation unie et solidaire.”
  • Un couvre-feu n’est peut-être pas suffisant. Rémi Salomon, le président de la Commission médicale d’établissement de l’AP-HP, est inquiet face à l’augmentation d’hospitalisations liées au coronavirus. Invité dans Europe 1, il a confié que la seconde vague “va être violente” et a expliqué que “les pourcentages de tests PCR” ne cessaient d’augmenter malgré les mesures récentes du gouvernement. Pour lui, le couvre-feu n’empêchera pas le virus de circuler. “Ces indicateurs nous font penser que probablement, le couvre-feu ne suffit pas.”
  • Un vaccin pour la fin d’année ? Alors que les Français font face à une seconde vague violente, il est possible qu’un vaccin contre le coronavirus arrive plus tôt que prévu, explique BFMTV. Selon les dernières déclarations de l’OMS, sur les 198 potentiels vaccins, il y en aurait 40 qui seraient en phase de test clinique. Le vaccin développé par la biotech allemande serait même bientôt prêt. Albert Bourla, le PDG de Pfizer, a assuré que la société pourrait demander une autorisation de mise sur le marché pendant la troisième semaine du mois de novembre. “Cela pourrait se produire avant la fin de l’année”, a expliqué le ministre allemand de la Santé Jens Spahn dans Der Spiegel.
  • Le temps froid lié à l’augmentation du Covid-19. Depuis plusieurs semaines, la France atteint des taux records de cas de coronavirus. Il semblerait que les températures froides y soient pour quelque chose. “On entre aujourd’hui à l’heure d’hiver et fin septembre il y a eu en Europe globalement une météo un peu plus fraîche, et on sait que chez les virus à transmission respiratoire, dès que la température baisse la transmission est facilitée”, a expliqué Christophe Rapp, infectiologue à l’hôpital américain de Paris pour BFMTV.
  • La France s’en sort mieux que les autres pays d’Europe. La France a connu un taux record de malades du Covid-19 vendredi 23 octobre. Pourtant, selon Antoine Flahault, docteur en médecine et biomathématique, le pays s’en sortirait mieux que les autres États européens face au virus. “La situation française est parmi celles qui sont les meilleures en Europe, si l’on regarde la force de l’arrivée de cette vague”, a-t-il dit ce samedi à Europe 1.
  • Un confinement le week-end ? La région Auvergne-Rhône-Alpes est la plus touchée par l’épidémie du coronavirus et cela inquiète les médecins lyonnais de l’Union régionale des professionnels de santé, relate BFMTV. Ces médecins demandent donc un confinement le week-end ainsi qu’un couvre-feu à partir de 19 heures afin de limiter au maximum la propagation du virus. “La situation est grave et le temps n’est plus aux demi-mesures. L’élargissement immédiat des horaires du couvre-feu à partir de 19 heures en semaine et l’instauration d’un confinement les samedis et dimanches sont nécessaires”, ont-ils expliqué dans un communiqué.
  • Une prolongation de l’état d’urgence envisagée. Face à la seconde vague, le ministre de la Santé Olivier Véran a défendu ce samedi devant l’Assemblée nationale la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 16 février 2021. Pour lui, les Français vont devoir faire face à une “période qui sera longue et difficile”.
  • À partir de ce samedi, 46 millions de Français, soit les deux-tiers des habitants du pays se retrouvent soumis au couvre-feu. Jeudi, le Premier ministre Jean Castex a demandé l’extension de ce protocole sur 38 nouveaux départements dont la Polynésie. Les français concernés ne doivent donc plus sortir entre 21 heures et 6 heures. Le Premier ministre a annoncé que les règles “seront les mêmes que pour les métropoles déjà placées en couvre-feu depuis samedi dernier”.
  • Le président Emmanuel Macron a lancé un appel sur Twitter à tous les internautes ainsi que les influenceurs. Il souhaite que ces derniers sensibilisent les Français à poursuivre les gestes barrières pour lutter contre le Covid-19. “Que vous ayez 50, 100 ou 1 million d’abonnés […], votre voix, votre relais peut sauver des vies”, a-t-il dit sur le réseau social. 
  • Vendredi 23 octobre, le secrétariat d’État en charge du Tourisme a indiqué à l’AFP, dont L’internaute se fait l’écho, que les restaurants d’hôtels sont autorisés à faire des “room service” dans les départements sous couvre-feu. “Tous les restaurants qui se situent dans les zones de couvre-feu ferment à 21 heures : ce qui est autorisé dans des hôtels, c’est d’assurer du room service” ont confié les services de Jean-Baptiste Lemoyne. Cela veut dire que les hôtels pourront servir des repas aux clients directement dans leur chambre après 21 heures.
  • Emmanuel Macron dans un hôpital du Val d’Oise. Le président de la République, Emmanuel Macron, en visite au centre hospitalier René-Dubos à Pontoise (Val-d’Oise) vendredi a exprimé l’importance du respect des mesures sanitaires, avec l’objectif d’avoir “en milieu de la semaine prochaine une vision plus claire de l’impact des mesures que nous avons prises (…). Il faut attendre, et nous aurons des décisions à prendre pour ajuster les choses“. Le chef de l’Etat a évoqué un renforcement des mesures si celles instaurées “ne sont pas suffisamment efficaces”. Elles pourraient, soit “s’étendre géographiquement”, soit au regard des lieux, des moments, “où l’épidémie se propage le plus vite pour réduire ces occasions. On va essayer de le faire de manière plus ciblée.” Enfin le Président a indiqué “qu’il est trop tôt aujourd’hui pour dire si on va vers des reconfinements locaux ou plus larges, mais on va essayer à chaque fois d’aller réduire les lieux les moments où on a identifié que le virus circulait beaucoup. Dès qu’on aura suffisamment freiné la circulation, 3 000 à  5 000 cas par jour, on réadoptera une stratégie en réouvrant et en intensifiant les tests et les systèmes de protection.”
  • Nouveaux départements de plus sous couvre-feu. A compter de samedi 24 octobre à 00h01 et pour une durée de 6 semaines, 38 nouveaux départements entrent en couvre-feu, selon l’annonce du Premier ministre Jean Castex le 22 octobre (l’Ain, les Alpes-Maritimes, l’Ardèche, les Ardennes, l’Ariège, l’Aube, l’Aveyron, le Bas-Rhin, le Calvados, la Corse-du-Sud, la Côte-d’Or, la Drôme, le Gard, les Hautes-Alpes, la Haute-Corse, la Haute-Loire, les Hautes-Pyrénées, la Haute-Savoie, l’Ille-et-Vilaine, l’Indre-et-Loire, le Jura, le Loiret, la Lozère, le Maine-et-Loire, la Marne, la Meurthe-et-Moselle, l’Oise, le Pas-de-Calais, le Puy-de-Dôme, les Pyrénées-Atlantiques, les Pyrénées-Orientales, la Saône-et-Loire, la Savoie, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Var, le Vaucluse et la Polynésie française. 
  • Samedi 24 octobre, l’Assemblée nationale a voté par 71 voix contre 35 la prolongation de l’état d’urgence sanitaire. Le texte de loi passera au Sénat ce mercredi.
  • Ce samedi 24 octobre, le ministre de la Santé Olivier Véran a défendu la prolongation de l’état d’urgence sanitaire devant l’Assemblée nationale. Cette mesure exceptionnelle est décidée en Conseil des ministres lors d’une catastrophe sanitaire comme le Covid-19, explique Vie Publique. Le Premier ministre est autorisé à prendre des mesures limitant la liberté d’aller et venir, la liberté d’entreprendre ainsi que la liberté de réunion.
  • Face au couvre-feu, les hôtels sont autorisés à faire des room service après 21 heures, a expliqué le secrétariat d’État en charge du Tourisme. Les établissements ont le droit de servir leurs clients tant que ces derniers ne sortent pas de leur chambre. 

“La deuxième vague est là. Nos services de réanimation sont sous pression” avait annoncé le Président de la République, Emmanuel Macron, lors de son allocution télévisée du 14 octobre. Dix jours plus tard, “nous observons une progression rapide et très préoccupante de l’épidémie (…). Disons les choses clairement : la situation est grave“, a déploré le Premier ministre Jean Castex le 22 octobre qui a annoncé de nouvelles mesures à compter du samedi 24 octobre et pour une durée de 6 semaines :

  • Extension du couvre-feu à 38 départements français et à la Polynésie française. Au total, 54 départements et 1 département d’outre-mer seront sous couvre-feu, soit 46 millions de Français (7 Français sur 10), de 21 heures à 6 heures du matin.

Dans tous les territoires : 

→ Les fêtes privées (mariages, fêtes étudiantes) dans les salles polyvalentes sont interdites.

→ Les restaurants doivent tous appliquer le nouveau protocole sanitaire.

→ Dans tous les lieux assis (cinémas…), la règle d’un siège sur deux doit s’appliquer.

→ Dans tous les lieux où on est debout (zoo, centres commerciaux…), le nombre de visiteurs est limité à raison de 4m2 par personne.

→ Le télétravail doit être encouragé à raison de 2 à 3 jours.

Couvre-feu : villes, heures, attestation de déplacement

Un couvre-feu est instauré dans 54 départements de France, annonce Jean Castex le 22 octobre lors d’une conférence de presse, à compter de samedi 24 octobre pour 38 nouveaux départements et pour 6 semaines. Pour 46 millions de Français, il est interdit de sortir de chez soi dans ces zones de 21 heures à 6 heures du matin, sauf si on est muni d’une attestation (les dérogations sont prévues pour des raisons de santé, des raisons professionnelles, aider un proche en situation de dépendance, des raisons de transport et sortir son animal de compagnie dans un rayon de 1 km). La violation du couvre-feu est sanctionnée d’une amende de 135 euros, de 1 500 euros en cas de récidive et jusqu’à 3 750 euros d’amende en cas de multi-récidive, précise le gouvernement sur Twitter

► Les 54 zones sous couvre-feu de 21h à 6h du matin sont: les Bouches-du-Rhône, l’Essonne, la Haute-Garonne, les Hauts-de-Seine, l’Hérault, l’Isère, la Loire, le Nord, Paris, le Rhône, la Seine-et-Marne, la Seine-Maritime, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, le Val-d’Oise et les Yvelines. auxquels s’ajoutent 38 nouveaux départements : l’Ain, les Alpes-Maritimes, l’Ardèche, les Ardennes, l’Ariège, l’Aube, l’Aveyron, le Bas-Rhin, le Calvados, la Corse-du-Sud, la Côte-d’Or, le Drôme, le Gard, les Hautes-Alpes, la Haute-Corse, la Haute-Loire, les Hautes-Pyrénées, la Haute-Savoie, l’Ille-et-Vilaine, l’Indre-et-Loire, le Jura, le Loiret, la Lozère, le Maine-et-Loire, la Marne, la Meurthe-et-Moselle, l’Oise, le Pas-de-Calais, le Puy-de-Dôme, les Pyrénées-Atlantiques, les Pyrénées-Orientales, la Saône-et-Loire, la Savoie, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Var, le Vaucluse et la Polynésie française. 

La règle des 6 : pas plus de 6 personnes chez soi quand on reçoit

Emmanuel Macron a également annoncé le 14 octobre que les rassemblements publics, privés et dans les restaurants ne doivent pas compter plus de 6 personnes, comme c’est aussi le cas chez nos voisins italiens depuis le 13 octobre. Sur Twitter, le gouvernement détaille : “Quand on reçoit des amis, à dîner, quand on fête un anniversaire, quand on mange au restaurant, la règle c’est six maximum.” 

En savoir plus sur les rassemblements autorisés ou non : 

Quelles mesures à Paris ?

La capitale française était passée en alerte maximale le 6 octobre. Mais la situation sanitaire s’est dégradée à Paris et la ville est passée en “état d’urgence” le samedi 17 octobre à 0h01. Un couvre-feu oblige les Parisiens à rentrer chez eux à 21h et ne plus en ressortir jusqu’à 6 heures du matin. “Seules les personnes contraintes d’aller travailler le soir, ou celles pouvant prouver de nécessités impérieuses ou d’urgences (familiales, liées à la santé…), pourront sortir mais devront pouvoir le justifier via une attestation dérogatoire” explique la Préfecture de Paris dans un communiqué publié le 15 octobre. Les restaurants, cinémas, salles de spectacles et théâtres ferment leurs portes à 21 heures. Les transports en communs par contre ne seront pas impactés par le couvre-feu, a précisé le Président de la République : “Si vous avez 30 minutes de transport, il faut s’organiser pour être chez soi à 21h.”  

→ Le port du masque est obligatoire à Paris dans l’espace public, les transports et à l’école (à partir de 11 ans).

→ La vente à emporter et la consommation d’alcool sur la voie publique est interdite à compter de 21 h.

→ La diffusion de musique amplifiée sur la voie publique ou audible depuis la voie publique est interdite à compter de 21 h.

→ Les soirées étudiantes et tous les rassemblements festifs ou familiaux ayant lieu dans des établissements recevant du public sont interdits.

→ Les cérémonies de mariage peuvent avoir lieu en mairie ou dans les lieux de culte, mais les fêtes de mariage ne sont pas autorisées.

→ Fermeture au public des clubs de jeux, salles de danse et salles de jeux.

→ Fermeture des foires et salons (espaces des parcs expos) et des événements se tenant sous des grandes tentes classées en CTS au sens de la règlementation (représentations de cirque sous chapiteau, divers événements…).

→ Les restaurants doivent respecter un protocole sanitaire strict (distance minimale entre les chaises à 1 mètre, pas plus de 6 à une même table…). L’agrandissement ou la création de terrasse a été prolongé jusqu’en juin 2021.

→ La jauge maximale autorisée pour les grands rassemblements est fixée à 1000 personnes dans le strict respect des règles de protection sanitaire.

Pas de rassemblement de plus de 10 personnes sur la voie publique, dans les parcs et les jardins.

Les clubs de sport et de fitness sont fermés.

→ Les gymnases, salles polyvalentes et les piscines sont fermés sauf pour accueillir des mineurs de moins de 18 ans.

→ Les bibliothèques et médiathèques parisiennes restent ouvertes (jusqu’à 21 heures maximum). 

Le ministère de la Santé a mis à jour la carte des zones d’alerte en France suite au passage en état d’urgence sanitaire du pays le samedi 17 octobre. Après avoir réparti les territoires en zone “verte”, “rose”, “rouge” et “rouge écarlate” le 23 septembre, le gouvernement a publié une carte bicolore de la France le 17 octobre : en gris, les zones en état d’urgence sanitaire et en rouge, celles aussi en état d’urgence sanitaires mais avec un couvre-feu. La décision de répartition des territoires entre les différents niveaux d’alerte s’appuie sur l’appréciation du profil épidémiologique de chaque territoire suite à l’analyse de 3 indicateurs produits par Santé publique France :

  •  Le taux d’incidence : le nombre de nouveaux cas pour 100 000 habitants sur 7 jours glissants.
  •  Le taux d’incidence chez les personnes âgées : le nombre de cas pour 100 000 habitants chez les plus de 65 ans, sur 7 jours glissants.
  •  La part des patients COVID dans les réanimations : le nombre de patients COVID+ sur le nombre total de lits occupés en réanimation.
Carte des 54 départements concernés par le couvre-feu © Gouvernement

En France métropolitaine, la circulation virale se poursuit à un niveau élevé. Les nouvelles hospitalisations et les nouvelles admissions en réanimation poursuivent leur hausse. Le nombre de décès liés au COVID-19 est également en augmentation, notamment dans les établissements de santé. Le nombre de clusters se maintient à des niveaux élevés mais reste très certainement sous-estimé. L’augmentation du nombre de nouveaux cas confirmés de COVID-19 se poursuit : chez les personnes de 75 ans et plus, le nombre de cas a été multiplié par quatre depuis la mi-août. Selon les derniers chiffres publiés par le gouvernement au 25 octobre : 

• 1 138 507 personnes ont été contaminées par le coronavirus (+52 010 en 24 heures)

• 34 761 personnes sont décédées en France (+116 en 24 heures, auxquels s’ajoutent 114 décès cette semaine en Ehpad et EMS).

• 2 491 personnes Covid-19 sont en réanimation (+233 en 24 heures).

• 15 637 personnes Covid-19 sont hospitalisées (+1667 en 24 heures).

 37% des lits en réanimation sont occupés par des patients Covid-19

 

Le nombre de nouvelles contaminations au nouveau coronavirus augmente fortement en France. “La circulation du virus atteint aujourd’hui un niveau extrêmement élevé, a annoncé le Premier ministre Jean Castex lors de sa conférence de presse le 22 octobre. Le nombre de personnes atteintes par le Covid s’établit sur les sept derniers jours à 251 pour 100.000 personnes, c’est-à-dire une progression de 40% en une semaine.” Toutes les tranches d’âge sont touchées, “et notamment les plus de 65 ans, chez qui, le nombre de cas a triplé en six semaines”, a indiqué le chef du gouvernement. Au 25 octobre, Santé publique France rapporte un total de 1 138 507 cas confirmés de coronavirus depuis le début de la pandémie. Sur ces dernières 24 heures, ce sont 52 010 personnes supplémentaires qui ont été dépistées positives au virus. Le nombre de nouveaux cas double actuellement au bout de 18 jours. La diffusion du virus chez les personnes âgées est inquiétante car ces personnes sont parmi les plus à risque de complication de COVID-19. Le pic épidémique de la première vague a été observé la semaine du 23 au 29 mars, soit une semaine après la mise en œuvre des mesures de confinement de la population générale, le 17 mars 2020. Depuis mi-juin, le nombre de nouveaux cas confirmés de COVID-19 a recommencé à augmenter régulièrement. 

Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 10 mai au 18 octobre 2020 (données au 21 octobre 2020)

Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 11 mai au 18 octobre 2020 (données au 21 octobre 2020)
Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 11 mai au 18 octobre 2020 (données au 21 octobre 2020) © Santé Publique France

Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS (établissements sociaux et médico-sociaux) par semaine calendaire, du 20 juillet au 18 octobre 2020, en France

Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS par semaine calendaire, du 20 juillet au 18 octobre 2020, en France
Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS par semaine calendaire, du 20 juillet au 18 octobre 2020, en France © Santé Publique France

Les notifications de nouvelles admissions en réanimation continuent d’augmenter en France. Au 24 octobre, 2491 personnes sont en réanimation à cause du Covid-19 selon le site de données Gouvernement.fr. Sur le territoire, plus de 40% des lits de réanimation sont occupés par des patients Covid-19 actuellement, 62% en Ile-de-France. Les chiffres montent désormais très vite, trop vite”, s’inquiète Aurélien Rousseau, le Directeur Général de l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France mardi 20 octobre, alors qu’il a annoncé le 8 octobre, la réactivation du plan blanc dans tous les hôpitaux. Des opérations “non urgentes” sont déprogrammées. Les plus forts taux d’admissions en réanimation sont rapportés en Ile-de-France, en Auvergne-Rhône-Alpes, et dans les Hauts-de-France. Le temps de doublement du nombre hebdomadaire d’admissions en réanimation est de 19 jours.

Profil des personnes admises en ce moment en réanimation : 71% sont des hommes, l’âge médian est de 69 ans. 90% des patients présentent au moins une comorbidité

Nombre de personnes actuellement en réanimation ou soins intensifs avec un diagnostic Covid-19 (hommes et femmes) 

Nombre de personnes actuellement en réanimation ou soins intensifs avec diagnostic covid-19 - hommes et femmes
Nombre de personnes actuellement en réanimation ou soins intensifs avec diagnostic covid-19 – hommes et femmes © Géodes – Santé publique France

Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, consolidés avec l’Agence Santé Publique France et les ARS (Agences régionales de Santé), voici l’évolution des hospitalisations (dont la réanimation) et des décès en France par région.

Evolution des hospitalisations (dont en réanimation) et décès à l’hôpital du Covid-19 par région au 24 octobre (source : Santé publique France)

Régions Hospitalisations en cours Evolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 H Réanimation Soins intensif Evolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 H Décès
Île-de-France 3 971 -202 734 -22 8 685
Grand Est 721 +14 95 -17 3 812
Auvergne-Rhône-Alpes 3185 -57 416 -10 2 335
Hauts-de-France 1 670 -37 260 +7 2 264
Bourgogne-Franche-Comté 510 +2 77 +5 1 155
Provence-Alpes-Côte d’Azur 1 761 -2 275 -13 1 396
Occitanie 1 041 -18 236 +12 789
Bretagne 275 -4 32 +1 317
Nouvelle-Aquitaine 671 -24 89 -5 612
Normandie 661 -49 87 -6 572
Centre Val-de-Loire 368 -10 75 -10 639
Pays de la Loire 447 -26 48 -5 566
Corse 51 -1 10 -1 71
Martinique 66 -3 16 NC 29
Guadeloupe 164 -6 23 NC 130
La Réunion NC NC NC NC NC
Guyane 20 +2 3 +1 65
Mayotte 11 NC 3 NC 30
TOTAL 15 637 -401 2 491 -63 34 645 (+138)

Le nombre de décès du Covid-19 repart à la hausse en France. Le premier était survenu à Paris le 14 février 2020, il s’agissait d’un patient chinois de 80 ans. Au 25 octobre 2020, 34 761 personnes sont décédées en France du Covid-19 (+116 décès en 24 heures) et 114 décès en Ehpad et EMS au cours de cette dernière semaine. Le nombre hebdomadaire de décès survenus au cours d’une hospitalisation est en augmentation entre la semaine 41 (5-11 octobre) et 42 (12-18 octobre) : 672 en S42 versus 454 en S41 et 396 en S40.

→ Les décès augmentent surtout dans 9 régions : Auvergne-Rhône-Alpes, Corse, Grand-Est, Hauts-de-France, Île-de-France, Mayotte, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Nombre hebdomadaire de nouveaux décès survenus au cours d’une hospitalisation pour COVID-19, depuis le 19 mars 2020, France, données au 20 octobre 2020.

Nombre hebdomadaire de nouveaux décès survenus au cours d’une hospitalisation pour COVID-19 selon la date de déclaration, depuis le 19 mars 2020, France, données au 20 octobre 2020
Nombre hebdomadaire de nouveaux décès survenus au cours d’une hospitalisation pour COVID-19 selon la date de déclaration, depuis le 19 mars 2020, France, données au 20 octobre 2020 © Santé Publique France

La proportion de décès chez les hommes est supérieure à celle des femmes depuis le début de la pandémie (55%). 92% des cas de COVID-19 décédés sont âgés de 65 ans ou plus. 

La “diffusion du virus concerne désormais la quasi-totalité du territoire national” a indiqué le 22 octobre le Premier ministre Jean Castex dans une conférence de presse. Quatre régions sont plus particulièrement touchées : Auvergne-Rhône-Alpes, Île-de-France, PACA et Hauts-de-France, où la barre des 50% des lits de réanimation occupés par des patients Covid a été franchie, a précisé le chef du gouvernement. Il faut par ailleurs noter que les nouvelles hospitalisations progressent dans toutes les régions de France.

Au 25 octobre, 92 départements ont un nombre de cas de Covid-19 au-dessus du seuil d’alerte de 50/100 000 habitants et sont en niveau de vulnérabilité “élevé”. 

Niveau de vulnérabilité par département et évolution, France, au 25 octobre 2020

Niveau de vulnérabilité par département et évolution, France, au 25 octobre 2020 © Santé Publique France © Santé Publique France © Santé Publique France

 

Au 25 octobre, 2 321 foyers de contamination sont en cours d’investigation en France (+141 sur les dernières 24 heures). Dans son point épidémiologique du 22 octobre, Santé Publique France annonce que “le suivi des clusters n’est plus un bon indicateur de suivi de l’épidémie” du coup “l’analyse de la criticité des clusters selon le type de collectivités ne sera désormais publié qu’une semaine sur deux”.  A cause de l’augmentation de la circulation virale sur l’ensemble du territoire, le nombre de clusters identifié est très sous-estimé, argue l’agence. 

Les taux de reproduction du virus appelés “R-effectifs” ou “Reff” permettent de décrire la dynamique de l’épidémie : lorsque le Reff est significativement supérieur à 1, ceci signifie que l’épidémie est en progression, lorsqu’il est égal à 1, l’épidémie se stabilise, lorsqu’il est significativement inférieur à 1, l’épidémie régresse. Ils sont évalués à partir de plusieurs observations et sont tous en hausse en 22 octobre : celui calculé à partir du nombre de tests positifs grimpe à 1.35, “ce qui concrètement signifie un doublement du nombre de cas en quinze jours a souligné le Premier ministre Jean Castex le 22 octobre, celui calculé à partir des données d’hospitalisations (SI-VIC) à 1,39 et celui calculé à partir des passages aux Urgences passe à 1,29. Quels sont les départements ou régions où le virus circule le plus ? Comment ce nombre est-il calculé ? Définition, courbe d’évolution et carte par région.

Le nombre de personnes testées au Covid-19 augmente en France, à la fois chez les cas symptomatiques et chez les asymptomatiques. Les départements présentant les plus forts taux de dépistage sont le Nord, le Rhône, Paris, la Loire et les Hauts-De-Seine. Accélérer le dépistage du coronavirus est en première ligne de la stratégie du gouvernement pour isoler rapidement les cas positifs et casser la chaîne de transmission du virus. 590 laboratoires testent par PCR les Français sur l’ensemble du territoire. Ils vont être suppléés par les pharmacies et les cabinets de médecine générale autorisés à réaliser des tests antigéniques rapides. 

Comme il n’y a ni vaccin, ni médicament efficace contre le coronavirus, le meilleur moyen de s’en protéger est l’application de mesures barrières : respect de la distanciation physique minimale d’un mètre, port du masque, lavage des mains réguliers, réduction des rassemblements. Les personnes âgées ou atteintes de pathologies chroniques (atteintes respiratoire, cardiaque, obésité, diabète…) sont appelées à la plus grande prudence tant que le virus circule.

Si au début, on ne parlait que de fièvre, toux sèche, rhume, état grippal et de fatigue, les symptômes de l’infection par le coronavirus ont évolué. On sait désormais que le virus peut avoir des effets sur la peau (urticaire, autres affections dermatologiques), la sphère digestive (vomissements, diarrhées…), l’odorat, le goût et même le cerveau. 

  • Si vous présentez des symptômes (toux, fièvre, mal de tête) : éviter les contacts, rester à domicile, prenez du paracétamol si besoin, appeler un médecin pour prendre rendez-vous dans l’éventualité qu’il vous fasse passer un test de dépistage. 
  • Appeler le 15 en cas de difficultés respiratoires : “Si cette toux et cette fièvre s’accompagnent d’une gêne respiratoire qui devient permanente avec souffle court, difficulté à inspirer et à expirer, d’une aggravation importante de la toux, cela peut signifier une évolution de la maladie sous la forme d’une pneumopathie. Il s’agit alors d’une urgence respiratoire potentielle et comme dans tous les cas d’urgence, il faut alors appeler le 15 qui prendra les meilleures dispositions pour répondre à la situation”, prévient le Dr Patrick Aubé, médecin généraliste.  
DATES CLÉS DE L’ÉPIDÉMIE EN FRANCE
  • Le 31 décembre 2019, l’Organisation mondiale de la Santé en Chine est informée de plusieurs cas de pneumonies dans la ville de Wuhan. 44 personnes sont infectées entre cette date et le 3 janvier 2020.
  • Le 7 janvier 2020, les autorités chinoises identifient un “nouveau type de coronavirus”.
  • Le 13 janvier, un cas importé est recensé en Thaïlande.
  • Le 15 janvier, le virus cause la mort d’une première personne à Wuhan, un homme de 69 ans. 
  • Le 23 janvier, trois villes chinoises dont Wuhan sont placées en quarantaine.
  • Le 25 janvier, trois personnes contaminées sont recensées en France, deux à Paris et une Bordeaux. Ce sont les premiers cas enregistrés sur le continent européen.
  • Le 30 janvier, l’Organisation mondiale de la Santé décrète l’urgence de santé mondiale. Cette mesure n’avait été décrétée que 5 fois depuis sa création (pour Ebola (deux fois), la grippe H1N1, Zika et la poliomyélite). 
  • Le 23 février, la France déclenche le plan ORSAN, un dispositif exceptionnel d’organisation des soins.
  • Le 28 février, la France passe en stade 2 de l’épidémie.
  • Le 11 mars, l’OMS classifie de pandémie la diffusion de la maladie à coronavirus Covid-19 dans le monde.
  • Le 12 mars, le président de la République Emmanuel Macron annonce la fermeture nationale des crèches et établissements scolaires de France à compter du 16 mars et “jusqu’à nouvel ordre”.
  • Le 14 mars, la France passe au stade 3 de l’épidémie.
  • Le 16 mars : la France met en place un dispositif de confinement interdisant les déplacements.
  • Le 18 mars le premier transfert de patients Covid-19 en France est réalisé grâce à l’Armée, par voie terrestre et aérienne. 
  • Le 26 mars, un premier cas jeune meurt en France, une adolescente de 16 ans, en Ile-de-France originaire de Morsang-sur-Orge.
  • Le 27 mars, le confinement de la population française est renouvelé jusqu’au 15 avril.
  • Le 13 avril, Emmanuel Macron annonce le prolongement du confinement jusqu’au 11 mai.
  • Le 11 mai, la France commence son déconfinement.
  • Le 15 juin, toute la France passe en zone verte, sauf Mayotte et la Guyane. A Paris, les restaurants et bars peuvent rouvrir complètement.
  • Le 22 juin, les écoles sont de nouveaux obligatoires en France pour tous les élèves. Les cinémas, salles de jeux, casinos rouvrent. Les sports collectifs peuvent être autorisés tout en respectant certaines conditions sanitaires.
  • Le 10 juillet, la France a franchi la barre des 30 000 morts. Dans la nuit du 10 au 11 juillet à minuit, l’état d’urgence sanitaire prend fin en France.
  • Le 20 juillet, le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos en France.
  • Le 8 octobre, le plan blanc est réactivé dans les hôpitaux d’Ile-de-France.
  • Le 17 octobre à 0h01, la France repasse en état d’urgence sanitaire et un couvre-feu est instauré dans 9 territoires (Paris-Ile-de-France, Rouen, Grenoble, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Saint-Etienne, Toulouse).
  • Le 24 octobre à 0h01 : extension des mesures de couvre-feu à 38 nouveaux départements français.

Cet article est mis à jour quotidiennement par Aurélie Blaize, Anaïs Thiébaux et Samantha Pagès



Source www.journaldesfemmes.fr

Djenabou Balde

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