LETTRE OUVERTE à la jeunesse guinéenne : Une étape cruciale de notre désir de construire une nation où la jeunesse aura la voix au chapitre se dessine

LETTRE OUVERTE à la jeunesse guinéenne :  Une étape cruciale de notre désir de construire une nation où la jeunesse aura la voix au chapitre se dessine

*LETTRE OUVERTE à la jeunesse guinéenne :
Une étape cruciale de notre désir de construire une nation où la jeunesse aura la voix au chapitre se dessine*

Chère jeunesse guinéenne

Pour la énième fois, notre pays vient de connaitre un changement de régime politique et non des moindres, qui s’encrera désormais dans nos souvenirs individuels et collectifs, parce qu’il était tant attendu. Donc, une nouvelle phase de notre avenir se profile, une étape cruciale de notre désir de construire une nation où la jeunesse aura la voix au chapitre se dessine, notre souci constant de participer au plus haut point les questions sensibles qui engagent l’avenir de notre pays se précise.

Nul besoin de vous rappeler qu’une jeunesse responsable constitue la pierre angulaire de tout développement et que son rôle dans les sociétés démocratiques qui sont au zénith de l’émergence, est en pleine expansion.

C’est pourquoi, il est plus qu’urgent que nos capacités de conviction, de résilience, d’échanges et de partage soient plus fortes que nos antagonismes.
Notre chance dépendra de notre sens de responsabilité, de nos engagements à définir les défis, à identifier nos difficultés sans opportunisme, mais avec une dose de charisme et de pragmatisme pour y remédier.

Chers jeunes,

Nous avons rendez-vous face à l’histoire de notre cher pays: celui de participer à la construction d’une nation forte et défendre avant toute considération, ses intérêt socio-politiques, économiques et culturels; une nation capable de résister au rêve et à la tentation de l’exil pour des raisons économiques.

Pour être plus efficace, nos actions impliquent une disponibilité inconditionnelle à la hauteur des enjeux démocratiques et du développement.

Chère jeunesse guinéenne,

Ayons le courage de reconnaître et d’assumer notre part de responsabilité dans l’échec vertigineux et cuisant de notre pays, par notre inertie et nos complicités intellectuelles et morales.

Maintenir leurs avantages à tout prix, créer le mythe au tour des dirigeants oligarques et dictateurs, belliqueux et mafieux, forger des élites capables de télescoper la vérité, de travestir la réalité, d’insulter la mémoire collective de tout un peuple, d’insuffler la haine ethnique et régionaliste sans sourciller , ni se sourcier aux conséquences néfastes que cela puisse entraîner, ont été la marque de fabrique de cette jeunesse des décennies durant.

Nous nous sommes incrustés dans les manœuvres du pouvoir qui ont paralysé les débats, anesthésié les réflexions prospectives, unificatrices, édificatrices et libératrices.

Nous avons été , à quelques exceptions près, des aigrefins qui bidoullaient dans les couloirs des palais pour leurs intérêts égoïstes et
partisans.

Chers jeunes,

Ne reproduisons plus les erreurs du passé! L’esprit du sérieux, du travail, du patriostime doit désormais emporter sur la complaisance et la médisance.
Notre bataille doit être celle de la raison, de la compétence, des convictions, de la morale et de l’éthique
Dépensons nos énergies pour les causes nobles et justes.

Le constat est sans appel, c’est pour quoi nous devons changer de conduite et de posture pour créer et redessiner notre propre légende.
Sortons des détestations obsessionnelles et des rancœurs systématiques. Sinon , nous continuerons à ruminer notre rêve d’implication dans les instances de prise de décisions, sans y accéder.
Ne misons plus sur les jeunes faux-semblants qui, souvent n’offrent que l’illusion de l’espoir.

Nos actions doivent être fondées sur le principe d’honneur. Nos ambitions communes de bâtir notre pays doivent transcender les rancunes, les sottes compétions, afin d’élever le débat au dessus des querelles de personnes.

Si la justice sera désormais la boussole de notre pays, l’orgueil patriotique doit être la boussole de sa jeunesse.

Chère jeunesse guinéenne,

Notre place n’est plus dans les messes jubilatoires. Faisons très attention , afin qu’on n’occupe pas sempiternellement la place des jouisseurs, des noceurs inconséquents adulés par toutes les grandes industries du loisir : boite de nuit, hôtels …..

Réveillons-nous et unissons nos efforts pour préserver la Guinée. Ce que la Guinée nous a donné, nous devons le lui rendre. Notre seule rétribution envers elle, c’est de construire une nation forte et fière qui retrouvera sa place dans le concert des grandes nations. Soyons à l’image de fabrique d’une Guinée respectée, de bonheur renouvelé et agrandit.

Chers jeunes,

Dans l’espoir que vous vous approprierez de cette lettre et prendrez conscience des defis qui nous interpellent entant que jeune dans la marche résolue et irréversible de notre pays vers son ascension démocratique, je vous renouvelle ma déférence et toute mon amitié.

Mohamed haadji Cherif, juriste et littéraire

Djenabou Balde

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