Les Enfants, l’avenir de demain, vivent partager après les divorces, ils se retrouvent dans la guerre de garde, des un tour à tour de rôle. Qui doit le garder, est – il venu à l’heure. D’autres ont-ils la chance de continuer de voir l’un de leur Parent après le divorce. Ces Enfants tant chéris par les Parents souffrent dans la main de ses mêmes Parents. Que dit le Code civil Guinéen dans ce cas ?

Thierno Souleymane BARRY est Docteur en droit à l’Université de Sherbrooke et l’Université Laval au Canada. Il est professeur de Droit à l’Université Général Lansana CONTE de Sonfonia. Également avocat à la Cour et travaille comme Consultant pour plusieurs organismes nationaux qu’internationaux.

Docteur Thierno Souleymane BARRY revient sur les lois qu’à adopter l’État guinéen dans l’intérêt suprême de l’Enfant.

Le divorce est fréquent de nos jours, dans ce cas, qui conservera la garde de l’Enfant : Que dit le code civil à ce sujet :

Effectivement, on constate de nos jours, un taux élevé de divorce au sein des couples. Cependant, le divorce laisse subsister les devoirs des parents à l’égard des enfants : devoir d’entretien et d’éducation.

Sans nous attarder sur les causes, nous allons nous appesantir sur le sort des enfants, notamment l’attribution de la garde des enfants.

Il faut rappeler qu’il appartient au juge et à lui seulement de statuer sur la garde des enfants. Contrairement à une idée reçue voulant que les enfants âgés soient confiés à leur père. On ne parle plus de puissance paternelle mais d’autorité parentale.

Le Code civil, en son article 327, indique que le juge peut attribuer l’autorité parentale à l’un ou l’autre des parents ou à un tiers, tout en fixant le droit de visite, d’hébergement ainsi que la contribution du parent n’ayant pas la garde de l’enfant.

Pourquoi l’État attribut la garde à une telle personne et non à une autre :

Seul l’intérêt supérieur de l’enfant préside à l’attribution de la garde de l’enfant. Ainsi au sens de l’article 354 du Code civil guinéen, le juge peut attribuer à l’un ou l’autre des parents ou même à un tiers la garde de l’enfant tout en laissant à l’autre parent le droit d’accès, de visite et d’hébergement.

Suivant l’article 359 du même code, le juge se fonde sur l’accord passé entre les ex-époux, les renseignements de l’enquête sociale et le sentiment des enfants de plus de 13 ans pour attribuer la garde à l’un ou l’autre des parents.

Le dernier motif est une innovation conforme à l’article 12 de la Convention relative aux droits de l’enfant qui fait de la participation de l’enfant, une pierre angulaire de sa protection.

Selon Vous, comment un Enfant gère le problème de roulement de la garde entre les Parents :

Des effets psychologiques qui pèsent sur les enfants. C’est une situation nouvelle. En cas de garde attribuée à un parent avec droit d’hébergement ponctuel chez l’autre parent, la collaboration des ex époux est toujours importante pour le bien-être et l’épanouissement des enfants. Cette collaboration permet d’atténuer les effets sur l’enfant qui, pour son développement, a besoin de stabilité.

Qu’est-ce-que l’État dit concernant les pères qui décident d’abandonner leur enfant après leur divorce:  

D’emblée, il faut souligner qu’en plus d’être une infraction pénale, l’abandon de l’enfant peut entraîner déchéance de l’autorité parentale.

Par ailleurs, le divorce, le père, tout comme la mère d’ailleurs, est tenu de se conformer aux effets produits par le divorce à l’enfant. Il est par exemple tenu de participer selon ses moyens à ses soins de santé, son entretien et son éducation. En cas de manquement, il peut être contraint de le faire par voie judiciaire.

Quel est votre mot de fin :

Toujours avoir à l’esprit l’intérêt de l’enfant.

 Il faut le préserver en tout lieu, à tout moment et à tout prix, avant, pendant et après le divorce. Ce concept figure dans l’article 3 de la Convention relative aux droits de l’enfant.

Chaque action posée en direction de l’enfant doit avoir pour but d’assurer la protection de sa vie, de sa santé, sa sécurité et son développement.

Je terminerai par vous remercier pour vos efforts de vulgariser le droit, en particulier les droits des femmes et des enfants d’ici et d’ailleurs.

L’ignorance du droit est bien souvent la cause de sa violation. Préservons ensemble les droits de l’enfant en toutes circonstances.

Il y va dans l’avenir de la nation et de l’humanité toute entière.

C’est par ses mots de Docteur BARRY Thierno Souleymane, que Femmeafricaine vous remercie de votre fidélité et vous dit à très bientôt pour une nouvelle découverte.

Ensemble pour l’Excellence

Ensemble pour un Avenir Meilleur

Ensemble pour la Connaissance et le Développement Personnel.

 

Ébène Baloka