Le parti de l’Unité et de la solidarité (PUSG) ne figure pas sur la liste nationale pour le scrutin du 1er  mars 2020. Sa présidente, Mme Bangoura Hadja Fatou Camara, ne digère pas cet état de fait. Elle demande à la CENI de retenir le nom de son parti sur la liste nationale puisqu’elle a payé la caution pour cela. Elle déplore le faible taux de représentation des femmes sur les listes nationales des partis politiques. Elle l’a dit lors d’un entretien accordé le week-end dernier à notre rédaction.

Ce parti a pour mission de promouvoir la promotion de la couche féminine afin qu’elle participe à la prise de décision relative à la vie de la nation. Pour l’heure, la présidente se bat pour être retenue sur la liste nationale. « Je veux être sur la liste nationale. J’ai déposé ma liste avec 76 personnes et payé ma caution. Pourquoi mon nom n’est pas sur la liste nationale ? Je me suis plainte partout, même à la Cour constitutionnelle. Jusqu’à présent, je n’ai pas eu de réponse. Je voudrais qu’on corrige cela», a-t-elle déclaré.

La présidente du PUSG déplore également le faible taux des femmes sur les listes des partis politiques en lice. Et celles qui y figurent ne sont pas en tête de liste. «Aucun parti ne peut gagner plus de 60 députés à la députation. Si les noms des femmes sont en bas de liste, elles ne pourront pas être élues.
Par conséquent, elle invite les hommes politiques à privilégier les femmes sur leurs listes. Car, dit-elle, les femmes à l’assemblée peuvent mieux défendre le peuple que les hommes.

Le PUSG avec son slogan, ‘’les femmes aussi peuvent’’, n’est pas à sa première participation à une élection en Guinée. Elle avait participé aux élections législatives de 2013, où il est sorti troisième, derrière le RPG et l’UFR à l’uninominale de Matoto.

Chérif Djiba Sano