La Journée mondiale de la danse : Hommage aux Ballets Africains de Guinée

La Journée mondiale de la danse : Hommage aux Ballets Africains de Guinée

Le Comité de Danse International (CDI) en relation avec Unesco ont instauré cette journée comme la mondiale de la danse en 1982.

Pourquoi le choix du 29 avril

Afin de rendre hommage au créateur de la danse moderne Jean – Georges Noverre (1727-1810) par son jour de naissance, le 29 Avril, le monde célèbre l’internationale de la danse.

Objectif de la journée :

  • Réunir le monde de la danse à travers un message.

En 2005, le massage a été écris par la danseuse japonaise Miyoko YOSHIDA, nommée en 2004 par Monsieur Koichiro MATSUURA comme « Artiste de l’Unesco pour la Paix »

  • Rendre hommage à la danse, célébrer son universalité et franchir toutes les barrières politiques, religieuses, culturelles et ethniques.
  • Rassembler l’humanité entière en Amitié et dans la paix autour de la danse, le langage universel.

Transcender les différences et rendre hommage aux Ballets Africains de Guinée.

Avant de porter le nom : Ballets Africain de Guinée, ils ont connu plusieurs changements :

Tout d’abord, sa création venait de trois (3) Amis : Fodéba KEITA l’homme de L’Art, Facely KANTE le guitariste, vocaliste, arrangeur et le chanteur camerounais Albert MOUANGUE d’où l’origine de son premier nom par : Ensemble Fodéba – Facelli – Mouangué.

En 1949, la troupe devient le Théâtre Africain de Fodéba KEITA, puis en 1950 Ballets Africain de KEITA Fodéba.

 Et en 1958, elle porta le nom de : Les Ballets Africains de la République de Guinée.

Ces changements de noms sont la manifestation de la constante lutte du peule africain pour son affirmation, celle de son identité culturelle.

A la veille de l’indépendance, la troupe s’est illustrée comme la porte parole de la culture et de l’art africain lors de leur premier spectacle en France au théâtre de l’Etoile aux champs Élysées en 1952.

Avec l’indépendance en 1958, Fodéba KEITA rentrait et laissa la disposition de la troupe d’où le changement de son nom par : Ballets Africains de la République de Guinée. Et en 1960, la troupe porta le nom de : Ensemble National de la Guinée par l’intermédiaire du Président Ahmed Sékou TOURE.

Il connu un succès mondial : Lors de ses tournées, ils brandissaient les couleurs de la Guinée indépendante, donnaient l’honneur et la gloire au pays et à leur culture, une culture malheureusement agonisante.

Ces tournées qui les ont permis de faire le tour du monde. D’ailleurs, Hamidou BANGOURA était le Directeur artistique, il affirmait que les États-Unis étaient leur plus grand marché et grâce auquel, ils ont noués des relations avec des célébrités comme le Boxeur Mohammed Ali ou les Chanteurs James Brown, Myriam Makeba, Harry Belafonte …

La première des troupes à offrir au monde la parfaite expression des valeurs africaines, intellectuelles, traditionnelles et morales à travers la musique, la danse, la chorégraphie ou le théâtre. Cette troupe a accueilli de talentueux Griots et d’Artistes comme la ‘‘Voix d’or du Mandé’’, le Sory Kandia KOUYATE et le Bakary SISSOKO de la Kora pour ne citer que ceux-ci.

Le secret de leurs succès et réussites étaient la Passion, l’amour de la Patrie et la joie qu’ils lisaient sur le visage du peuple. Ces sentiments étaient suffisants pour leur faire oublié les jours d’entrainements, de rigueur et de disciplines.

Quand le pays était en froid avec la France, avec les difficultés financières de l’époque, c’est ce Ballet de la Gloire, de la Fierté et de l’Honneur qui a contribué au budget de l’État.

Grâce aux Ballets Africains de Guinée et à l’argent qu’ils percevaient lors de leurs spectacles, ils ont également contribué à payer les fonctionnaires sous le premier régime de 1958 à 1984 selon la danseuse Mariama TOURE.

En cette journée mondiale, quoi de plus normal que de reconnaitre leur effort, les remettre en lumière comme la merveilleuse Culture pour laquelle, ils se sont tant battus. Quoi de plus normal que ces Enfants choyés de la Révolution demeurent immortelles avec un décret, pour une journée nationale en leur honneur comme l’honneur qu’ils ont tant incarné ; ou en accompagnant leur retraite comme ils ont accompagné l’État à ne pas connaître cette crise financière d’antan.

Excellente journée de danse.

Merci aux dignes Filles et Fils. La Terre africaine de Guinée que vous avez servie ne vous oubliera pas !

Paix à l’âme des héroïnes et héros qui vivent aujourd’hui la paisible vie éternelle. Que leurs Ka soient vivifiés.

Ébène Baloka

 

Djenabou Balde

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