Parce qu’il change le regard des garçons sur les jeunes filles, le rugby est un vecteur d’émancipation. C’est pourquoi depuis 2011, l’association Terres en Mêlées utilise la pratique de l’ovalie pour œuvrer à l’égalité femmes-hommes dans quatre pays africains, en milieu scolaire ou dans ses centres de formation. Une action remarquable que Pierre Gony, le président de l’association, nous décrit en cette Journée internationale des droits des femmes.

Le 1er février, Marcelia, Pela et Sonia ont donné le coup d’envoi du match France – Galles au Stade de France. Ces trois jeunes filles malgaches sont ambassadrices de l’association Terres en Mêlées, spécialisée dans l’éducation par le rugby en Afrique, qui a connu, dans l’enceinte dyonisienne, un aboutissement magnifique de huit années de travail, démontrant que ce sport ne se cantonne pas à son image virile et parfois machiste.

« Quand je rencontre Marcelia en 2014, elle a 13 ans et vient d’être maman, raconte Pierre Gony, ancien joueur du Stade Toulousain et fondateur de l’association. Aujourd’hui, c’est devenu une icône de l’égalité femme-homme par le rugby. Son témoignage de vie est simple : « Grâce au rugby, j’ai retrouvé ma jeunesse, j’ai pu m’ouvrir, voyager, me former, apprendre le français, m’émanciper. Si j’avais rencontré l’association plus tôt, je ne serais pas tombé enceinte. » Quand Marcelia porte ce message sur une estrade au Stade de France, entourée de Wilkinson et Dusautoir, ça inspire des milliers de jeunes. »