Journée internationale de la jeune fille : des activistes discutent des questions sur les VBG

Journée internationale de la jeune fille : des activistes discutent des questions sur les VBG

L’humanité a célébré ce dimanche, 11 octobre 2020, la journée internationale de la jeune fille. Une journée consacrée à l’éducation, la sensibilisation et une occasion, de rappeler des problèmes auxquels font face les jeunes filles. Même si elle est passée inaperçue en Guinée au niveau des autorités, cela n’a pas empêché des activistes des droits des femmes et filles de se rencontrer, pour discuter des questions liées à l’émancipation de la jeune fille et des violences basées sur le genre.

Célèbrée cette année sous le thème “«ma voix, l’égalité pour notre avenir », cette journée internationale de la jeune fille a coïncidé à une période de campagnes électorales en République de Guinée. Ce qui a étouffé sa célébration comme on a l’habitude d’y assister pendant ces dernières années. Mais malgré, l’occasion a été mise à profit par l’ONG debout pour le développement, pour condamner des violences dont les filles sont victimes au quotidien, avant de mettre un accent sur l’aspect éducation, qui semble être mis à pied.

“Si toutes les femmes apprenaient à lire, à ecrire et apprendre des métiers, cela va leur  permettre de connaitre leurs droits. Une fille éduquée, peut changer l’avenir de ses parents, peut éduquer ses enfants. C’est le meilleur instrument de lutte contre la pauvrété”, a indiqué Aminata Sylla, présidente de l’ONG.

Lors de cette rencontre, la question sur les violences faites aux filles et femmes a été largement débattue. Ces activistes rouges de colère contre les auteurs de ces violences souvent sur mineurs, évoquent des stratégies à adopter pour réduire la taille de cette pratique qui prend une proportion assez inquiétante en Guinée ces derniers temps vue les statistiques macabres sur les cas de viols perpétrés.

“Les violences faites aux femmes et filles sont un véritable fléau. Elles sont par extension, un véritable choc pour les victimes. Il s’agit par exemple, des violence verbales, physiques, sexuelles, psychologiques, économiques et spirituelles visibles ou non visibles. Beaucoup de femmes souffrent en silence”, a-t-elle révélé au micro de femmeafricaine.infos.

Il faut préciser que les chiffres sur les violences faites aux femmes qui s’ouvrent notamment sur des cas de viols, restent gigantesques. Et souvent dans la plupart des cas, certaines familles ont du mal à briser le tabou pour poursuivre les auteurs. Ce qui augmente le taux de récidive et traumatise parfois des victimes qui voient en longueur de journée, leurs bourreaux se promener en toute liberté.

Mamadou Lamine Bah

Pour #femmesafricaines

Djenabou Balde