A l’instar des autres pays, la guinée a célébré ce mardi 03 Décembre 2019,  la journée internationale des personnes handicapées. c’est la cite de solidarité dans la commune de Ratoma qui a abrité cette journée, sous le thème « favoriser la participation sociale des personnes handicapées et leur pouvoir d’agir».   A cette occasion, notre reporter a recueillis le sentiment de quelques personnes a mobilité réduite qui pour elle cet handicap n’est pas une fatalité.

Malgré, cette couche vulnérable est victime de la stigmatisation quotidienne, bon nombre d’entre eux tentent depuis quelques années d’améliorer leurs images par la pratique et l’apprentissage des métiers afin de quitter dans les rues. Lisez…

Mr Tounkara, Maitre chef section soudure et chaudronnerie à la cité Solidarité marié à 2 femmes et père de 7 enfants. Handicapé suite à un accident ne voit pas son handicap comme un frein à son épanouissement ni à son travail.

« L’handicape c’est le cœur, c’est la société qui rend la personne handicapée sinon si toi même tu te considère valide tel sera le cas. Aujourd’hui nous pouvons faire tout ce que les personnes valides peuvent faire. Il ne faut jamais céder à la stigmatisation et beaucoup parmi  nous sont traités d’arrogants, mais c’est le comportement de la société envers nous qui nous pousse à nous défendre ainsi», a-t-il dit.

Mariama ciré Camara, tailleur vivant dans la cité de solidarité dit avoir décidé de d’apprendre un métier au lieu de se livrer à la mendicité  afin de donner une chance à ses enfants de ne pas se retrouver dans la rue pour vivre épanouie comme les autres enfants valides.

« lorsque j’ai commencé à apprendre la couture les gens se moquaient de moi, mais aujourd’hui grâce à l’aide que nous recevons dans cette cité et à mon activité mes 3 enfants sont scolarisés et nous se sommes pas livré à mendier, c’est Dieu qui nous a créer ainsi donc pourquoi se croire inférieur aux autres valides, nous devrions juste accepter notre état faire un métier qui nous convient», a t elle confié.

 

Nombreux sont ceux qui n’ont pas cette chance d’être accueilli dans un centre ou ne bénéficient pas de l’aide et qui sont contraints d’être dans la rue d’autres accompagnés par leurs enfants qui servent de guides c’est le cas Mabinty Bangoura.

 « je n’ai pas les moyens de payer une location de maison mes enfants et moi sont obligés de dormir dans la rue, et pour nous nourrir ou nous soigner nous sommes obligés de mendier, je voudrais vraiment que mes enfants aient la chance d’étudier mais je n’y peut rien par faute de moyens», a-t-elle dit.

A noter que les enfants handicapés de Guinée ont saisi cette opportunité pour  lancé un appel aux dirigeants du pays pour attirer leur attention sur une forme d’injustice dont sont victimes plusieurs enfants handicap pauvres, une forme d’injustice souvent encourager de manière insidieuse.

Mariama Diallo