Guinée/recrudescence des cas de viol sur mineurs : Des ONGs se font voix sur le phénomène.

Guinée/recrudescence des cas de viol sur mineurs : Des ONGs se font voix sur le phénomène.

En quelques mois seulement, plus d’une centaine de viols ont ainsi été enregistrés. Les autorités policières affirment pour leur part que tous les dossiers sont instruits, même en cas de retrait de la plainte.

Le viol de filles mineures est devenu un fait de société très préoccupant en Guinée. Face à cela, des organisations non gouvernementales de défense des femmes viennent en aide aux victimes de viols.

C’est le cas du Cercle des jeunes filles battantes de Guinée qui reçoit plusieurs victimes par semaine. C’est ce qu’explique Saran Traore, membre de cette structure. <<Dans la semaine on a trois ou quatre cas de viol sur des jeunes filles. Une fois qu’on est informé, on va dans la famille de la victime. On essaye de communiquer avec la victime et la famille. On prend la victime, on l’envoi à L’OPROGEM (Office de protection du genre et des mœurs, ndlr) et ensuite à l’hôpital. Cela n’est pas facile avec les parents. Nous avons souvent des parents qui refusent de porter plainte parce que quand on dit que la fille a été violée, elle n’aura pas de mari. Ou bien ils refusent de porter plainte pour la dignité de la famille.>>, conclut Madame Traore.

Des viols en constante augmentation

Pour Hawa Diaby, présidente de l’ONG  éducation et protection sociale pour tous, le désistement des parents n’éteint toutefois pas la procédure pénale.  Celle-ci déplore par ailleurs le fait que le chiffre des viols ait augmenté de manière dramatique ces dernières années.

Elle demande enfin aux ONGs de renforcer les sensibilisations auprès des parents, afin que ceux-ci prennent leur responsabilité pour mieux surveiller leurs filles.

Amadou Diaby pour femmesafricaines.info

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