Guinée/Mutilations génitales féminines(M.G.F) : Beaucoup reste encore à faire.

Guinée/Mutilations génitales féminines(M.G.F) : Beaucoup reste encore à faire.

En Guinée où la pratique de l’excision est encore très présente, la plupart des associations et organisations non gouvernementales ont décidé de lutter contre le phénomène sous toutes les formes.

La mutilation génitale désigne, selon les Nations unies, un certain nombre de pratiques consistant à enlever totalement ou partiellement les organes génitaux externes d’une fille.

Officiellement, les mutilations génitales féminines(M.G.F) sont interdites en Guinée depuis 2000 mais les statistiques montrent que 97% des guinéennes sont excisées.

Le pays arrive juste après la Somalie en matière de mutilation génitale. Pour lutter contre l’excision, Aminata Fofana et ses amies ont créé une ONG pour sensibiliser les citoyens contre sa pratique. Elle témoigne de ce qu’elle a vécu.

<< Je suis traumatisée parce que moi, quand on me parle de l’excision, j’ai un choc. Tellement j’ai peur. Ça me ronge. Il est important de rappeler qu’il y a certaines communautés guinéennes qui ne pratiquent pas l’excision mais l’infibulation. Elles se permettent de coudre les lèvres du vagin pour jusqu’au jour du mariage. Ce qui cause des cicatrices qui engendrent des infections. Donc cela a tellement de conséquences… on ne peut pas tout citer. Les conséquences néfastes peuvent même conduire à la mort.>>, indique-t-elle avec plein d’émotions.

Le poids de la tradition

En Guinée, au Kenya ou encore en Sierra Leone, la pression de la société et le poids de la tradition sont parfois plus forts que les lois votées au parlement. Une fille non excisée est considérée comme impure.

Beaucoup de parents craignent que leur fille ne trouve jamais de mari si elle n’est pas excisée. Mais ce qu’ils oublient, ce sont les séquelles souvent très graves que laisse cette pratique, comme l’explique la jeune activiste, Aminata Fofana.

<<Certaines filles retrouvent une vie normale, elles tombent de nouveau enceintes après une opération de la fistule. Mais d’autres, en raison de la gravité de la fistule, restent avec des blessures tout au long de leur vie. >>, a-t-elle confié.

L’éducation et la sensibilisation demeurent le meilleur moyen de protéger les femmes contre les mutilations génitales. Des campagnes d’Informations et d’éducation commencent à donner des résultats positifs, a conclu la jeune activiste.

Amadou Diaby pour femmesafricaines.info

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