Guinée : Mutilations génitales féminines : “Beaucoup reste encore à faire pour lutter contre cette pratique”, selon Souleymane Camara, point focal.

Guinée : Mutilations génitales féminines : “Beaucoup reste encore à faire pour lutter contre cette pratique”, selon Souleymane Camara, point focal.

Les questions de violences basées sur le genre sont de plus en plus récurrentes à travers le monde particulièrement en Guinée. Chaque jour, il y a des cas de  violence de toutes sortes qui sont signalés dont entre autres : des viols sur mineur, des mariages précoces et forcés, des mutilations génitales féminines…, avec des prévalences assez élevés en Guinée.

Notre reporter est parti à la rencontre d’un cadre du ministère des droits et de l’autonomisation des femmes pour savoir quelles sont les stratégies qui sont mises en place pour lutter contre les M.G.F.

<<Par rapport aux questions de mutilations génitales féminines, le taux de la prévalence au niveau des âges est de 39%, les filles à risque de 6 à 14 ans sont les plus exposées en Guinée.>>, a dévoilé Souleymane Camara, point focal au ministère des droits et de l’autonomisation des femmes.

Poursuivant son intervention, notre interlocuteur a dit ce que son département compte faire pour baisser ce taux : <<Le gouvernement guinéen à travers le ministère avec l’appui des partenaires techniques se sont engagés à réduire de 15% pour une période de 4ans en terme de la mise en œuvre de notre feuille de route par rapport à notre stratégie de lutte contre les M.G.F dans notre pays. >>, explique-t-il.

Pour finir, Souleymane Camara,point focal a énuméré les différentes stratégies élaborées par le département en charge des droits et de l’autonomisation des femmes pour la lutte contre les mutilations génitales féminines en Guinée : <<C’est d’abord la formation des relais au niveau des communautés, au niveau des quartiers et des secteurs afin de toucher toutes les couches concernées, former les filles et femmes à confection religieuse, que ça soit des musulmanes ou des chrétiennes qui seront formées sur les outils basés sur les différentes notions sur les violences basées sur le genre et ensuite, réaliser des campagnes de sensibilisation audiovisuelle qui seront diffusées dans tous les médias à travers tout le pays, et d’autres stratégies viendront s’ajouter à cela au fur et à mesure.>>, a t-il rassuré.

Avec une prévalence de près de 97% chez les filles et les femmes de 15 à 49 ans, presque la totalité de la population guinéenne de sexe féminin est touchée par la pratique néfaste de l’excision. Changer cette réalité est l’une des tâches prioritaires du gouvernement guinéen.

Amadou Diaby
amadoualphamariamadiaby@gmail.com

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