Guinée/Mois de l’enfant : Hadja Mariama Diallo veut des actions objectives et des initiatives concrètes.

Guinée/Mois de l’enfant : Hadja Mariama Diallo veut des actions objectives et des initiatives concrètes.

La Guinée vient d’entrer dans le mois de juin, dédié au tout petit guinéen. Durant ce mois, plusieurs activités visant un meilleur épanouissement des enfants de Guinée seront mises en œuvre à travers le pays. Mais que veulent exactement les principaux concernés ? Femmesafricaines.info a interviewé Hadja Mariama Diallo, la coordinatrice du club Rabi et les  enfants.

Pendant ce mois, le ministère de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance va mener plusieurs actions dédiées aux enfants sur le terrain. A cette occasion justement, Hadja Mariama Diallo, coordinatrice du club Rabi et les enfants, fait le point de la situation de cette couche vulnérable dans notre pays.

« La situation des enfants est très critique en Guinée, parce que tous les jours on entend parler d’abus sexuels, de violences basées sur le genre et de cas de viols sur mineur. Lorsqu’on circule dans les rues de Conakry en quittant par exemple la banlieue pour Kaloum, tout le monde est témoin de la situation des enfants. Parce qu’on voit des enfants exploités dans les rues comme source de revenu, ils sont en train de mendier, des enfants albinos qui sont en train de revendre avec des plateaux sur leurs têtes, alors que leur place ce n’est pas dans la rue mais à l’école. », dénonce-t-elle.

Dans le même cadre, Hadja Mariama Diallo fustige le mariage des enfants en Guinée. Et cela, malgré l’existence de lois interdisant le mariage précoce : « Aujourd’hui, nous avons la convention relative aux droits de l’enfant qui interdit le mariage des enfants en Guinée. Mais par contre, on voit cela tous les jours ; qu’est-ce qu’on dit par rapport à cela ? On ne fait rien par rapport à cela. Est-ce que la loi est appliquée ? Non, elle n’est pas appliquée. On voit cela dans nos quartiers, et on revient faire des discours pour dire qu’il faut qu’on arrête le mariage des enfants, pourtant on ne part pas au concret. », s’insurge la coordinatrice dudit club.

Pour la coordinatrice du club Rabi et les enfants, le mois de l’enfant doit donc être consacré à des activités concrètes, allant dans le sens de la lutte contre ces problèmes.

Amadou Diaby pour femmesafricaines.info

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