Guinée : Mois de la femme : Hadja Andrée Touré, première dame de 1958 à 1984 : Biographie, Vie et Combat.

Guinée : Mois de la femme : Hadja Andrée Touré, première dame de 1958 à 1984 : Biographie, Vie et Combat.

Andrée Touré, née en 1934, fille d’un médecin militaire français et d’une Guinéenne, est l’épouse d’Ahmed Sékou Touré de 1953 à 1984, année de la mort de ce dernier, et Première dame de l’histoire de la république de Guinée pendant un quart de siècle. Dans son rôle de Première dame, elle se montre très discrète. Lorsqu’un coup d’État survient quelques jours après la mort de son mari, elle est arrêtée ainsi que son fils, et leurs biens sont confisqués.

Elle est emprisonnée pendant quatre ans, quitte la Guinée puis revient s’y installer douze ans plus tard.

Les mariés s’installent momentanément dans le quartier de Sandervalia, avant de s’établir en 1953 dans la résidence attribuée au maire de Conakry, près de l’hôtel de ville. Ils traversent ensemble la période de l’accès du pays à l’indépendance et des années de l’exercice du pouvoir. Elle ne participe pas à la politique guinéenne, mais cherche à affirmer un rôle social. Elle se convertit à l’islam, se tient à côté de son mari et le représente dans certaines réceptions. Dans les années 1960-1970, elle se rend plusieurs fois en RFA, notamment pour des soins, ce qui prend une certaine importance dans le cadre du développement des relations diplomatiques entre l’Allemagne de l’Ouest et la Guinée. Le 2 octobre 1970, elle est d’ailleurs présente à Bonn aux côtés de l’ambassadeur Seydou Keita, un parent.

De leur union naît, en mars 1961, leur unique fils prénommé Mohamed Touré. Son mari meurt le 26 mars 1984. Elle est arrêtée, ainsi que son fils, et ses biens sont confisqués. En 1987, elle condamnée à huit ans de travaux forcés, et libérée début janvier 1988. Elle est autorisée à quitter le pays. Elle gagne le Maroc, puis la Côte d’Ivoire et le Sénégal, et revient en Guinée en 2000. Elle s’attache dès lors à défendre le bilan de son défunt mari, le rôle de celui-ci dans l’établissement de l’État guinéen, ses choix politiques, oubliant par contre qu’il s’était aussi octroyé le droit de vie et de mort sur ses compatriotes, à l’image de l’ancienne secrétaire d’État Loffo Camara, qu’elle a connu personnellement et qui a été exécutée. Son fils Mohamed Touré devient le secrétaire général du parti fondé par son père, le Parti démocratique de Guinée.

Amadou Diaby

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