Guinée : L’éducation des enfants bafouée : Parents et enseignants se rejettent la faute.

Guinée : L’éducation des enfants bafouée : Parents et enseignants se rejettent la faute.

Si Hier l’éducation des enfants était caractérisée par la rigueur dans la transmission des valeurs morales aussi bien à la maison qu’à l’école. Aujourd’hui ce n’est plus le cas, l’éducation est comme laissée pour compte, les déviations morales sont devenues une banalité, et parents et enseignants se rejettent mutuellement la grande part de responsabilité.

 L’Office de protection du genre, de l’enfance et des mœurs (OPROGEM) et la Direction de la promotion féminine et du genre (DPFG) travaillent activement, et en synergie avec d’autres organismes étatiques ou privés, à sensibiliser, rechercher et réprimer les multiples formes de violences sur le genre dont les violences sexuelles. Signalons que l’OPROGEM relève du Ministère de la sécurité et de la protection civile tandis que la DPFG relève du Ministère de l’action sociale, de la promotion féminine, du genre et de l’enfance.

M. Simon Tinkiano, directeur général d’une école privée de la place pointe du doigt l’irresponsabilité des parents et le délaissement de certaines notions civiques et morales enseignées dans les écoles : <<La démission parentale dans nombre de familles conjuguée au relâchement de l’éducation civique et morale à l’école pousse filles et garçons à toutes sortes de comportements condamnables : sorties à des heures indues, alcool, drogue, accoutrements indécents.>>, indique-t-il.

Poursuivant son intervention, il salue le travail abattu par les services en charge de la lutte contre les violences basées sur le genre et il énumère quelques pistes de solutions : <<Il faut saluer tout d’abord l’excellent travail exécuté au jour le jour par l’OPROGEM, la DPFG et ONG de défense des droits humains dont nombre s’activent dans la protection et la défense des filles et des femmes. Des mesures devraient ensuite être prises par l’Etat pour que : la police des mœurs veille scrupuleusement à l’encadrement des lieux de loisirs ainsi qu’au suivi sanitaire des travailleuses du sexe, l’éducation civique et morale et l’éducation sexuelle soient systématiques du primaire à l’université, des séances de sensibilisation par les médias publics et privés soient régulièrement organisées à l’attention des familles. >>, préconise M. Tinkiano, directeur général.

Au finish la solution des solutions réside dans la bonne gouvernance, le seul système politique qui permet aux citoyens de toutes les couches sociales de mieux gagner leur vie et de mieux se gérer. Entendu que la pauvreté ne peut qu’amplifier les travers sociaux, a martelé notre interlocuteur.

Amadou Diaby pour femmesafricaines.info

LA RÉDACTION

Related articles