de nouvelles attestations de déplacement sont disponibles

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CORONAVIRUS EN DIRECT – Avec un peu plus de 25 000 nouveaux cas positifs au nouveau coronavirus, au cours de ces dernières 24 heures, la France continue de se noyer sous la nouvelle vague épidémique. Pour freiner la transmission du virus, un “couvre-feu” est entré en vigueur dans 9 territoires depuis samedi à minuit. Il sera reconduit pour les quatre prochaines semaines de 21 heures à 6 heures du matin. Nombre de cas, de morts, en réanimation et dernières infos en direct.

[Mise à jour du samedi 17 octobre à 16h00] La fête est finie. Tandis que la France subit une deuxième vague du coronavirus, les nouvelles restrictions annoncées par le président de la République, lors de son interview du 14 octobre, ont été appliquées pour la première fois ce samedi. Depuis minuit, l’ensemble des Français vivant à Paris et les sept départements de la région Ile-de-France, Grenoble-Alpes-métropole, de la Métropole européenne de Lille, de la Métropole de Lyon, de la Métropole d’Aix-Marseille-Provence, de la Métropole de Montpellier, de la Métropole de Rouen Normandie, de la Métropole de Saint-Étienne et de la Métropole de Toulouse sont contraints de suivre un “couvre-feu”. Dès ce soir, il sera mis en place dès 21 heures, jusqu’à 6 heures du matin pour une durée initiale de 4 semaines, afin de limiter la propagation du virus dans ces zones. Le chef de l’État a annoncé que s’il n’y avait pas d’amélioration d’ici le 16 novembre, ce “confinement nocturne” serait prolongé de deux semaines supplémentaires, jusqu’au 1er décembre. Pendant cette période, les Français habitant dans ces zones ne seront plus autorisés à sortir de chez eux après 21 heures, sauf cas dérogatoire justifié par une attestation (médicales, professionnelles…). Le 16 octobre, plus de 25 000 nouveaux cas positifs au Covid-19 ont été recensés en France en 24 heures, et 122 personnes sont décédées. Le nombre de cas a triplé chez les 65 ans et plus, en 6 semaines indique Santé publique France le 15 octobre. Pour l’instant, l’idée d’un reconfinement “serait disproportionnée” a déclaré le Président de la République le 14 octobre : “Notre objectif doit être de réduire les contacts privés qui sont les contacts les plus dangereux.” Pour mieux accueillir les patients à l’hôpital et en réanimation, le plan blanc est réactivé dans les hôpitaux d’Ile-de-France depuis le 8 octobre. Des opérations sont à nouveau déprogrammées face à la pression en réanimation. Nombre de cas, décès, personnes en réanimationclustersR0 en France… Chiffres et infos du jour.

Dernières infos en direct :

  • Hausse des ventes d’anxiolytiques et d’hypnotiques. Pendant le confinement, la consommation d’anxiolytiques et d’hypnotiques a explosé entre le 16 mars et le 13 septembre, rapporte une étude Epi-Phare menée par l’Assurance-maladie conjointement avec l’Agence du Médicament. Durant cette période, 1,1 million d’anxiolytiques, 480 000 hypnotiques et 187 000 anti dépresseurs ont été vendus, en plus de ce qui était attendu. “Pour les anxiolytiques, après une augmentation de +18,6% des délivrances lors des 2 premières semaines de confinement on observe une consommation au-dessus du niveau attendu de façon persistante depuis la fin avril et jusqu’à la mi-août. Au total, depuis la première semaine de confinement jusqu’à la première quinzaine de septembre 2020, un solde positif de 1 060 000 millions de délivrances sur ordonnance en pharmacie d’anxiolytiques est observé par rapport à l’attendu sur la même période.”
  • De nouvelles mesures dans le Var. Le préfet du Var, Evence Richard, a annoncé que de nouvelles mesures entreront en vigueur dès lundi 19 octobre. Si le département n’a pas à subir un couvre-feu, le communiqué précise que “les événements et rassemblements festifs dans les établissements recevant du public seront interdits. Dans les salles des fêtes, salles polyvalentes et chapiteaux, l’ensemble des rassemblements qui ne permettent pas le port du masque pendant toute la durée de l’évènement (comme les repas ou les cocktails) seront interdits”.
  • Demande de renfort. Le ministère de la santé a adressé vendredi un appel à tous les “médecins, infirmiers, pharmaciens, masseurs-kinés, diététiciens, aides-soignants, sages-femmes, psychologues, auxiliaires de vie, agents des services, agents d’entretien qualifiés, cuisiniers… Qu’ils soient salariés ou libéraux, étudiants ou retraités”, à se porter volontaires pour permettre le roulement des professionnels en place, dans la perspective d’une détérioration de la situation épidémique. Les volontaires sont invités à s’inscrire sur la plateforme Renfort-RH.
  • Bars rouverts à Toulouse. Le tribunal administratif de Toulouse a suspendu vendredi l’arrêté du préfet de Haute-Garonne qui ordonnait pour quinze jours la fermeture des bars et imposait des mesures restrictives aux restaurants. Les bars toulousains pourront rouvrir, mais restent néanmoins concernés par le couvre-feu à 21h dès samedi soir.
  • Le vaccin ne sera pas la panacée. Selon la virologue Marie-Paule Kieny, spécialiste de la santé publique à l’Inserm : Disposer d’un vaccin efficace sera un accessoire essentiel pour revenir vers une vie normale mais il ne sera qu’un élément. Pendant encore un ou deux ans, il faudra maintenir une certaine distanciation sociale, se laver les mains, porter un masque si nécessaire. Le vaccin ne sera pas la panacée. Dans un premier temps, il faudra savoir comment le vaccin protège et qui il protège. Le vaccin pourrait protéger contre les formes graves de la maladie, mais il pourrait ne pas protéger contre l’infection elle-même et ne pas protéger contre la transmission du virus. Ce qu’il faut stopper c’est la transmission du virus. Il faudra voir si le vaccin le fait”.
  • Anticipation sur le vaccin américain. Le laboratoire américain Pfizer prévoit de demander une autorisation d’utilisation d’urgence de son vaccin aux Etats-Unis “peu après que l’étape de sécurité aura été franchie, au cours de la troisième semaine de novembre”, a indiqué vendredi son président Albert Bourla dans une lettre ouverte publiée sur les réseaux sociaux.
  • La Moselle en zone rouge. La situation sanitaire s’aggrave en Moselle qui passe en zone rouge vendredi 16 octobre, a annoncé le Préfet de la Moselle Laurent Touvet. “La situation s’est subitement dégradée depuis une dizaine de jours, nous entrons dans une zone dangereuse, qui nécessite des mesures énergiques. Nous entrons en zone rouge, nous avons été classés jeudi en zone de vulnérabilité élevée, ensuite il y a plusieurs degrés dans les zones rouges. Quand nous seront à 150, ce sera l’alerte renforcée et il y aura sans doute de nouvelles mesures à prendre” a-t-il déclaré sur France Bleu Lorraine.
  • Déclenchement du plan blanc près de Lyon. Les deux hôpitaux de Bourgoin-Jallieu subissent de plein fouet la deuxième vague du coronavirus. Le Centre hospitalier Pierre Oudot (CHPO) et la clinique Saint-Vincent-de-Paul (CSVdP) ont déclenché leur “plan blanc”, vendredi 16 octobre, annonce un communiqué de Groupement hospitalier Nord-Dauphiné (GHND).
  • Marche arrière sur le Remdesivir. Alors que ce médicament antiviral était considéré comme l’un des traitements les plus prometteurs contre le Covid-19, une étude menée avec le soutien de l’OMS a conclu qu’il n’était pas ou “peu” efficace pour empêcher le décès des patients. Le Remdesivir faisait notamment partie des médicaments administrés au président américain Donald Trump positif au Covid-19 fin septembre.
  • Tests antigéniques dans les aéroports. Comme annoncé par Olivier Véran le 15 octobre, des tests antigéniques devraient être déployés dans les aéroports français d’ici fin octobre. “On va les lancer dans les aéroports, notamment au départ vers des destinations comme les Etats-Unis ou l’Italie et à l’arrivée sur des pays rouges, de manière à ce qu’on n’ait plus des personnes qui rentrent de pays rouge dans le territoire français sans être testées”, a précisé le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari sur CNews vendredi matin.
  • Les salles de spectacle resteront fermées. Alors que la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, avait demandé un assouplissement des mesures de couvre-feu pour les salles de spectacle, suite aux annonces du Président de la République le 14 octobre, le Premier ministre Jean Castex a tranché vendredi 16 octobre : “Les règles doivent être les mêmes pour tous” a-t-il déclaré lors d’un déplacement à Lille. “Je suis sûr que tout le monde va s’adapter, y compris le monde de la culture”, secteur pour lequel le gouvernement déploiera “tous les moyens (…) pour amortir le choc”, a-t-il ajouté.

“La deuxième vague est là. Nos services de réanimation sont sous pression” a confirmé le Président de la République, Emmanuel Macron, lors de son allocution télévisée du mercredi 14 octobre au soir. Après avoir placé plusieurs villes en état d’alerte, renforcée ou maximale, le Chef de l’Etat a annoncé de nouvelles restrictions à compter de vendredi 16 octobre minuit pour 9 territoires. Dans ces territoires, un couvre-feu va être appliqué du samedi 17 octobre à 0h01 pour une durée de 4 semaines mais pourrait aller jusqu’au 1er décembre. “Dans les autres territoires, des mesures générales s’appliqueront partout puisque tout le territoire national sera placé en état d’urgence” a indiqué Jean Castex le 15 octobre. Parmi ces mesures : 

→ Les fêtes privées (mariages, fêtes étudiantes) dans les salles polyvalentes seront interdites.

→ Les restaurants doivent tous appliquer le nouveau protocole sanitaire.

→ Dans tous les lieux assis (cinémas…), la règle d’un siège sur deux devra s’appliquer.

→ Dans tous les lieux où on est debout (zoo, centres commerciaux…), le nombre de visiteurs sera limité à raison de 4m2 par personne.

Il a par ailleurs encouragé le télétravail à raison de 2 à 3 jours maximum.

Couvre-feu : villes, heures, attestation de déplacement

C’est une première en France depuis le début de l’épidémie de coronavirus amorcée en mars 2020 : un couvre-feu va être instauré dans les zones qui passent en état d’urgence sanitaire, à compter de vendredi 16 octobre à minuit (samedi 0h01). A partir de cette heure, il ne sera plus possible de circuler dans la rue de ces zones en état d’urgence sanitaire de 21 heures à 6 heures du matin, sauf muni d’une attestation (pour sortir un animal de compagnie, des raisons professionnelles, aider un proche en situation de dépendance, pour des raisons de transport). La violation du couvre-feu sera sanctionnée d’une amende de 135 euros et de 1500 euros en cas de récidive, précise le gouvernement sur Twitter

Les 9 zones concernées : Paris et les 7 départements de la région Ile-de-France, Grenoble-Alpes-métropole, Métropole européenne de Lille, Métropole de Lyon, Métropole d’Aix-Marseille-Provence, Métropole de Montpellier, Métropole de Rouen Normandie, Métropole de Saint-Etienne, Métropole de Toulouse.

Les bars, théâtres, cinémas et restaurants seront fermés à 21 heures : “Si vous habitez à côté du restaurant, vous pouvez le quitter et à 21h être chez vous. Si vous avez une demi-heure de transports, vous devrez vous organiser pour le quitter à 20h30“, a précisé le Président.

La règle des 6 : pas plus de 6 personnes chez soi quand on reçoit

Emmanuel Macron a également annoncé le 14 octobre que les rassemblements publics, privés et dans les restaurants ne doivent pas compter plus de 6 personnes, comme c’est aussi le cas chez nos voisins italiens depuis le 13 octobre. Sur Twitter, le gouvernement détaille : “Quand on reçoit des amis, à dîner, quand on fête un anniversaire, quand on mange au restaurant, la règle c’est six maximum.” 

En savoir plus sur les rassemblements autorisés ou non : 

Quelles mesures à Paris ?

La capitale française était passée en alerte maximale le 6 octobre. Mais la situation sanitaire s’est dégradée à Paris et la ville passera en “état d’urgence” à compter de samedi 17 octobre à 0h01, selon l’annonce d’Emmanuel Macron du 14 octobre. Un couvre-feu obligera les Parisiens à rentrer chez eux à 21h et ne plus en ressortir jusqu’à 6 heures du matin. “Seules les personnes contraintes d’aller travailler le soir, ou celles pouvant prouver de nécessités impérieuses ou d’urgences (familiales, liées à la santé…), pourront sortir mais devront pouvoir le justifier via une attestation dérogatoire” explique la Préfecture de Paris dans un communiqué publié le 15 octobre. Sans justificatif, il en coûtera 135 euros et 1500 euros en cas de récidive. Les bars, cafés, restaurants, cinémas, salles de spectacles et théâtres fermeront leurs portes à 21 heures. Les transports en communs par contre ne seront pas impactés par le couvre-feu, a précisé le Président de la République : “Si vous avez 30 minutes de transport, il faut s’organiser pour être chez soi à 21h.”  Ce couvre-feu est en place pour 4 semaines mais pourrait être prolongé jusqu’au 1er décembre.

→ Le port du masque est obligatoire à Paris dans l’espace public, les transports et à l’école (à partir de 11 ans).

→ La vente à emporter et la consommation d’alcool sur la voie publique est interdite à compter de 21 h.

→ La diffusion de musique amplifiée sur la voie publique ou audible depuis la voie publique est interdite à compter de 21 h.

→ Les soirées étudiantes et tous les rassemblements festifs ou familiaux ayant lieu dans des établissements recevant du public sont interdits.

→ Les cérémonies de mariage peuvent avoir lieu en mairie ou dans les lieux de culte, mais les fêtes de mariage ne sont pas autorisées.

→ Fermeture au public des clubs de jeux, salles de danse et salles de jeux.

→ Fermeture des foires et salons (espaces des parcs expos) et des événements se tenant sous des grandes tentes classées en CTS au sens de la règlementation (représentations de cirque sous chapiteau, divers événements…).

→ Les restaurants doivent respecter un protocole sanitaire strict (distance minimale entre les chaises à 1 mètre, pas plus de 6 à une même table…). L’agrandissement ou la création de terrasse a été prolongé jusqu’en juin 2021.

→ La jauge maximale autorisée pour les grands rassemblements est fixée à 1000 personnes dans le strict respect des règles de protection sanitaire.

Pas de rassemblement de plus de 10 personnes sur la voie publique, dans les parcs et les jardins.

Les clubs de sport et de fitness sont fermés.

→ Les gymnases, salles polyvalentes et les piscines sont fermés sauf pour accueillir des mineurs de moins de 18 ans.

→ Les bibliothèques et médiathèques parisiennes restent ouvertes (jusqu’à 21 heures maximum). 

Le ministère de la Santé a publié les cartes des différents niveaux d’alerte en France en vigueur le 12 octobre. Ces cartes vont être actualisées dans les prochaines heures suite à l’annonce d’Emmanuel Macron du couvre-feu pour 9 territoires en état d’urgence sanitaire :  Paris et la région Ile-de-France, Grenoble-Alpes-métropole, Métropole européenne de Lille, Métropole de Lyon, Métropole d’Aix-Marseille-Provence, Métropole de Montpellier, Métropole de Rouen Normandie, Métropole de Saint-Etienne, Métropole de Toulouse. La décision de répartition des territoires entre les différents niveaux d’alerte s’appuie sur l’appréciation du profil épidémiologique de chaque territoire suite à l’analyse de 3 indicateurs produits par Santé publique France :

  •  Le taux d’incidence : le nombre de nouveaux cas pour 100 000 habitants sur 7 jours glissants.
  •  Le taux d’incidence chez les personnes âgées : le nombre de cas pour 100 000 habitants chez les plus de 65 ans, sur 7 jours glissants.
  •  La part des patients COVID dans les réanimations : le nombre de patients COVID+ sur le nombre total de lits occupés en réanimation.
carte des zones d'alerte en France au 10 octobre 2020
Carte des zones d’alerte en France au 12 octobre 2020 © Ministère de la Santé

→ vert (gris sur la carte ci-dessus) : 29 départements

rose : zone en “alerte” car plus de 50 nouveaux cas de Covid-19 pour 100 000 habitants, 72 départements.

Carte des zones en alerte (couleur rose) en France au 6 octobre 2020
Carte des zones en alerte (couleur rose) en France au 12 octobre 2020 © Ministère de la Santé

→ rouge : zone en “alerte renforcée” car plus de 150 nouveaux cas de Covid-19 pour 100 000 habitants et plus de 50 nouveaux chez des personnes de plus de 65 ans. Ce sont les villes de Bordeaux, Rennes, Rouen, Nice, Dijon, Clermont-Ferrand, Toulouse et Montpellier.

Carte des zones d'alerte renforcée (couleur rouge) au 6 octobre 2020
Carte des zones d’alerte renforcée (couleur rouge) au 12 octobre 2020 © Ministère de la Santé

→ rouge écarlate : zone en “alerte maximale” car plus de 250 nouveaux cas de Covid-19 pour 100 000 habitants, plus de 100 nouveaux chez des personnes de plus de 65 ans et 30% de patients Covid+ en réanimation. Ce sont à date Paris et sa petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), Saint-Etienne, Lyon, Lille, Grenoble, la métropole d’ Aix-Marseille et la Guadeloupe.

Carte des zones en alerte renforcée (couleur noire) au 6 octobre 2020
Carte des zones en alerte renforcée (couleur noire) au 12 octobre 2020 © Ministère de la Santé

→ noir : zone en état d’urgence sanitaire car plus de 250 nouveaux cas de Covid-19 pour 100 000 habitants, plus de 100 nouveaux chez des personnes de plus de 65 ans et 60% de patients Covid+ en réanimation. 

En France métropolitaine, la circulation virale se poursuit à un niveau élevé. Les nouvelles hospitalisations et les nouvelles admissions en réanimation poursuivent leur hausse. Le nombre de décès liés au COVID-19 est également en augmentation, notamment dans les établissements de santé. Le nombre de clusters se maintient à des niveaux élevés mais reste très certainement sous-estimé. L’augmentation du nombre de nouveaux cas confirmés de COVID-19 se poursuit : chez les personnes de 75 ans et plus, le nombre de cas a été multiplié par quatre depuis la mi-août. Selon les derniers chiffres publiés par le gouvernement au 16 octobre : 

• 834 770 personnes ont été contaminées par le coronavirus (+ 25 086 en 24 heures)

• 33 303 personnes sont décédées en France (+122 en 24 heures)

• 1 791 personnes Covid-19 sont en réanimation 

• 10 021 personnes Covid-19 sont hospitalisées

Où en est-on par rapport à la première vague du mois de mars ? “On a vu que le coronavirus pouvait circuler très vite, a rappelé Olivier Véran lors de sa conférence de presse du 1er octobre. Pendant la première vague, 10 malades en contaminaient 30, qui la semaine d’après en contaminaient 90… Tous les 3 jours environ, le nombre de malades doublaient. L’épidémie allait très vite. Aujourd’hui les choses ont changé, nous avons appris collectivement à lutter contre le coronavirus. Le nombre de malades double tous les 15 jours. 10 malades en contaminent 13.” Au niveau national, les nouvelles hospitalisations, les admissions en réanimation pour COVID-19 et les nombres de décès restent à des niveaux modérés en comparaison à la situation observée en mars-avril 2020, mais la poursuite de la circulation du virus chez les personnes les plus âgées, fait craindre la poursuite des hospitalisations et des décès dans les semaines à venir.

 Les personnes âgées de 15 à 44 ans restent les plus touchés par le SARS-CoV-2

 

Le nombre de nouvelles contaminations au nouveau coronavirus augmente fortement en France. Au 16 octobre, Santé publique France rapporte un total de 834 770 cas confirmés de coronavirus depuis le début de la pandémie. Sur ces dernières 24 heures, ce sont 25 086 personnes supplémentaires qui ont été dépistées comme positives au virus. Le nombre de nouveaux cas double actuellement au bout de 18 jours. L’épidémie de Covid-19 continue à se diffuser “des plus jeunes vers les plus âgés”, rapporte Santé publique France dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire du 15 octobre qui porte sur les données de la semaine dernière. Les 15-44 ans sont les plus concernés, avec 278 nouveaux cas de contamination pour 100.000 habitants, contre 180 pour 100.000 en moyenne toutes tranches d’âge confondues. “Les plus fortes augmentations sont observées chez les personnes de plus de 45 ans” : +66% chez les 45-64 ans et +64% pour les 65-74 ans et les personnes âgées d’au moins 75 ans, a indiqué Sophie Vaux, épidémiologiste à Santé publique France, au cours d’un point de presse. “On observe une diffusion de l’épidémie des plus jeunes vers les plus âgés (…) C’est vraiment dans ces tranches d’âge là que depuis six semaines on a les augmentations les plus importantes“. La diffusion du virus chez les personnes âgées est inquiétante car ces personnes sont parmi les plus à risque de complication de COVID-19. Le pic épidémique de la première vague a été observé la semaine du 23 au 29 mars, soit une semaine après la mise en œuvre des mesures de confinement de la population générale, le 17 mars 2020. Depuis mi-juin, le nombre de nouveaux cas confirmés de COVID-19 augmente régulièrement. 

Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 10 mai au 11 octobre 2020 (données au 14 octobre 2020)

 Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 10 mai au 11 octobre 2020
Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 10 mai au 11 octobre 2020 © Santé Publique France

Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS (établissements sociaux et médico-sociaux) par semaine calendaire, du 20 juillet au 11 octobre 2020, en France

courbe cas covid ehpad
Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS par semaine calendaire, du 20 juillet au 11 octobre 2020, en France © Santé Publique France

Les notifications de nouvelles admissions en réanimation continuent d’augmenter en France. Le taux d’incidence hebdomadaire d’admissions en réanimation de patients COVID-19 était de 1,47/100 000 habitants (du 07 au 13 octobre) vs 1,36/100 000 hab. (du 30 septembre au 06 octobre), indique Santé Publique France dans son point épidémiologique du 15 octobre. Au 15 octobre, 1750 personnes sont en réanimation à cause du Covid-19. En Ile-de-France, Aurélien Rousseau, le Directeur Général de l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France a annoncé le 8 octobre, la réactivation du plan blanc dans tous les hôpitaux. Des opérations “non urgentes” sont à nouveau déprogrammées. “Si la dynamique de l’épidémie se poursuit, il est estimé que le nombre hebdomadaire de nouveaux patients admis à l’hôpital aura doublé dans 27 jours et que le nombre hebdomadaire de nouveaux patients admis en réanimation aura doublé dans 17 jours” prévient Santé Publique France.

Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, consolidés avec l’Agence Santé Publique France et les ARS (Agences régionales de Santé), voici l’évolution des hospitalisations (dont la réanimation) et des décès en France par région.

Evolution des hospitalisations (dont en réanimation) et décès à l’hôpital du Covid-19 par région au 16 octobre (source : Santé publique France)

Régions Hospitalisations en cours Evolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 H Réanimation Soins intensif Evolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 H Décès
Île-de-France 2 877 NC 537 NC 8 392
Grand Est 390 NC 72 NC 3 772
Auvergne-Rhône-Alpes 1 693 NC 264 NC 2 108
Hauts-de-France 1 108 NC 176 NC 2 140
Bourgogne-Franche-Comté 288 NC 46 NC 1 114
Provence-Alpes-Côte d’Azur 1 059 NC 209 NC 1 263
Occitanie 711 NC 170 NC 686
Bretagne 206 NC 25 NC 303
Nouvelle-Aquitaine 439 NC 68 NC 575
Normandie 437 NC 63 NC 520
Centre Val-de-Loire 223 NC 51 NC 623
Pays de la Loire 267 NC 40 NC 546
Corse 35 NC 6 NC 68
Martinique 57 +2 20 -2 26
Guadeloupe 161 +11 26 +1 113
La Réunion 44 +1 10 -1 24
Guyane 17 -2 5 NC 65
Mayotte 9 NC 3 NC 29
TOTAL 10 021 1 791 22 391 (+122)

Le nombre de décès du Covid-19 repart à la hausse en France. Le premier était survenu à Paris le 14 février 2020, il s’agissait d’un patient chinois de 80 ans. Au 16 octobre 2020, 33 303 personnes sont décédées en France du Covid-19 (+122 décès en 24 heures à l’hôpital). Le nouveau coronavirus aurait causé entre 25 000 et 30 000 décès supplémentaires en France entre le 2 mars et le 31 mai, selon une synthèse publiée par Santé Publique France le 23 juillet.

Hausse de la mortalité en France chez les personnes âgées de 65 à 74 ans.

La proportion de décès chez les hommes est supérieure à celle des femmes depuis le début de la pandémie (55%). 92% des cas de COVID-19 décédés sont âgés de 65 ans ou plus. 

• Carte des décès en France par départements

Paris et la région Ile-de-France, Grenoble-Alpes-métropole, la Métropole européenne de Lille, la Métropole de Lyon, la Métropole d’Aix-Marseille-Provence, la Métropole de Montpellier, la Métropole de Rouen Normandie, la Métropole de Saint-Etienne et la Métropole de Toulouse sont les territoires les plus touchés par la deuxième vague épidémique de coronavirus, au 15 octobre. Il faut par ailleurs noter que les nouvelles hospitalisations progressent dans toutes les régions de France. Au 16 octobre, 84 départements ont un nombre de cas de Covid-19 au-dessus du seuil d’alerte de 50/100 000 habitants et sont en niveau de vulnérabilité “élevé”. 

Niveau de vulnérabilité par département et évolution, France, au 16 octobre 2020

Niveau de vulnérabilité par département et évolution, France, au 8 octobre 2020
Niveau de vulnérabilité par département et évolution, France, au 16 octobre 2020 © Santé Publique France

 

Les clusters en milieu scolaire et universitaire représentent 36% des clusters en cours.

Le nombre de clusters de coronavirus reste élevé en France. Les clusters en cours d’investigation sont principalement en milieu scolaire et universitaire, dans les Ehpad, les entreprises privées ou publiques, et les établissements de santé. Devant l’augmentation de la circulation virale sur l’ensemble du territoire, le nombre de clusters identifié est probablement fortement sous-estimé. Au 16 octobre, 1 615 foyers de contamination sont en cours d’investigation en France (+136 sur les dernières 24 heures). Depuis le 9 mai 2020, un total de 4 365 clusters dont 684 en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ont été enregistrés dans la base nationale, au 12 octobre. L’ensemble des clusters inclut 50 550 cas (moins de 10% des cas diagnostiqués).

Le taux de reproduction (R effectif) est évalué à partir de plusieurs observations. Ils sont tous en hausse en 15 octobre : celui calculé à partir du nombre de tests positifs grimpe à 1.35, celui calculé à partir des données d’hospitalisations (SI-VIC) à 1,20 et celui calculé à partir des passages aux Urgences passe à 1,13. Quels sont les départements ou régions où le virus circule le plus ? Comment ce nombre est-il calculé ? Définition, courbe d’évolution et carte par région.

Plus de 13 millions de tests PCR ont été réalisés depuis le début de la pandémie, a indiqué Olivier Véran lors de sa conférence de presse du 1er octobre. Le dépistage du coronavirus est en première ligne de la stratégie du gouvernement pour faire face au rebond épidémique confirmé sur le mois de septembre. 590 laboratoires testent les Français sur l’ensemble du territoire. Si des difficultés d’accès aux tests sont manifestes depuis quelques semaines, la situation s’améliore selon le ministre de la Santé qui annonce le 15 octobre que 91% des tests sont rendus en moins de 48 heures. Les tests sont prioritairement réalisés pour les personnes symptomatiques et les cas contacts dits “à risque” et qui sont en mesure de présenter le SMS reçu de l’Assurance Maladie.

Comme il n’y a ni vaccin, ni médicament efficace contre le coronavirus, le meilleur moyen de s’en protéger pour prévenir une deuxième vague est l’application de mesures barrières : respect de la distanciation physique minimale d’un mètre, port du masque, lavage des mains réguliers, réduction des rassemblements. Les personnes âgées ou atteintes de pathologies chroniques (atteintes respiratoire, cardiaque, obésité, diabète…) sont appelées à la plus grande prudence tant que le virus circule.

Si au début, on ne parlait que de fièvre, toux sèche, rhume, état grippal et de fatigue, les symptômes de l’infection par le coronavirus ont évolué. On sait désormais que le virus peut avoir des effets sur la peau (urticaire, autres affections dermatologiques), la sphère digestive (vomissements, diarrhées…), l’odorat, le goût et même le cerveau. 

  • Si vous présentez des symptômes (toux, fièvre, mal de tête) : éviter les contacts, rester à domicile, prenez du paracétamol si besoin, appeler un médecin pour prendre rendez-vous dans l’éventualité qu’il vous fasse passer un test de dépistage. 
  • Appeler le 15 en cas de difficultés respiratoires : “Si cette toux et cette fièvre s’accompagnent d’une gêne respiratoire qui devient permanente avec souffle court, difficulté à inspirer et à expirer, d’une aggravation importante de la toux, cela peut signifier une évolution de la maladie sous la forme d’une pneumopathie. Il s’agit alors d’une urgence respiratoire potentielle et comme dans tous les cas d’urgence, il faut alors appeler le 15 qui prendra les meilleures dispositions pour répondre à la situation”, prévient le Dr Patrick Aubé, médecin généraliste.  
DATES CLÉS DE L’ÉPIDÉMIE EN FRANCE
  • Le 31 décembre 2019, l’Organisation mondiale de la Santé en Chine est informée de plusieurs cas de pneumonies dans la ville de Wuhan. 44 personnes sont infectées entre cette date et le 3 janvier 2020.
  • Le 7 janvier 2020, les autorités chinoises identifient un “nouveau type de coronavirus”.
  • Le 13 janvier, un cas importé est recensé en Thaïlande.
  • Le 15 janvier, le virus cause la mort d’une première personne à Wuhan, un homme de 69 ans. 
  • Le 23 janvier, trois villes chinoises dont Wuhan sont placées en quarantaine.
  • Le 25 janvier, trois personnes contaminées sont recensées en France, deux à Paris et une Bordeaux. Ce sont les premiers cas enregistrés sur le continent européen.
  • Le 30 janvier, l’Organisation mondiale de la Santé décrète l’urgence de santé mondiale. Cette mesure n’avait été décrétée que 5 fois depuis sa création (pour Ebola (deux fois), la grippe H1N1, Zika et la poliomyélite). 
  • Le 23 février, la France déclenche le plan ORSAN, un dispositif exceptionnel d’organisation des soins.
  • Le 28 février, la France passe en stade 2 de l’épidémie.
  • Le 11 mars, l’OMS classifie de pandémie la diffusion de la maladie à coronavirus Covid-19 dans le monde.
  • Le 12 mars, le président de la République Emmanuel Macron annonce la fermeture nationale des crèches et établissements scolaires de France à compter du 16 mars et “jusqu’à nouvel ordre”.
  • Le 14 mars, la France passe au stade 3 de l’épidémie.
  • Le 16 mars : la France met en place un dispositif de confinement interdisant les déplacements.
  • Le 18 mars le premier transfert de patients Covid-19 en France est réalisé grâce à l’Armée, par voie terrestre et aérienne. 
  • Le 26 mars, un premier cas jeune meurt en France, une adolescente de 16 ans, en Ile-de-France originaire de Morsang-sur-Orge.
  • Le 27 mars, le confinement de la population française est renouvelé jusqu’au 15 avril.
  • Le 13 avril, Emmanuel Macron annonce le prolongement du confinement jusqu’au 11 mai.
  • Le 11 mai, la France commence son déconfinement.
  • Le 15 juin, toute la France passe en zone verte, sauf Mayotte et la Guyane. A Paris, les restaurants et bars peuvent rouvrir complètement.
  • Le 22 juin, les écoles sont de nouveaux obligatoires en France pour tous les élèves. Les cinémas, salles de jeux, casinos rouvrent. Les sports collectifs peuvent être autorisés tout en respectant certaines conditions sanitaires.
  • Le 10 juillet, la France a franchi la barre des 30 000 morts. Dans la nuit du 10 au 11 juillet à minuit, l’état d’urgence sanitaire prend fin en France.
  • Le 20 juillet, le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos en France.
  • Le 8 octobre, le plan blanc est réactivé dans les hôpitaux d’Ile-de-France.
  • Le 17 octobre à 0h01, la France repasse en état d’urgence sanitaire et un couvre-feu est instauré dans 9 territoires (Paris-Ile-de-France, Rouen, Grenoble, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Saint-Etienne, Toulouse).

Cet article est mis à jour quotidiennement par Aurélie Blaize, Anaïs Thiébaux et Samantha Pagès



Source www.journaldesfemmes.fr

Djenabou Balde