Cycle de la violence classification de la structure ÉCOUTE VIOLENCES CONJUGALES

Cycle de la violence classification de la structure ÉCOUTE VIOLENCES CONJUGALES

Aujourd’hui je veux vous parler des violences conjugales en générale. Avant de rentrer dans la profondeur du sujet, je vous demande d’arrêter de culpabiliser les victimes ça accentue leur isolement et nourri leur précarité. 

Tout d’abord, il faut savoir que toutes les couches sociales sont concernées par la violence conjugale ce n’est pas qu’on est diplômé de plus grande université du monde que nous sommes à l’abri des violences conjugales, c’est absurde en tant que défenseur des droits des femmes de faire allusion à cela en relate que la femme illettrée est la seule à pouvoir subir des violences conjugales pour information il y a des avocats, des ministres, des médecins, des psychologues, des sexologues pour ne citer que ça qui sont victimes et qui ont des difficultés de quitter leur bourreau et ce n’est pas de la folie, être bête ou bien aimer être violenté comme diraient d’autres. Je vous mets ici le cycle de violence, j’espère que ça va vous édifiera, j’ai compris que c’est tout simplement de l’ignorance de problématique qui pousse les gens à juger les victimes de tort et travers. Tous ces acharnements sur les victimes font qu’elles se renferment encore plus et vivent dans la double précarité. Il est très difficile de sortir des griffes d’un boureau le processus est lent voir impossible. Souvent se sont des pervers narcissiques très manipulateur qui est des anges dehors et des démons à l’intérieur alors c’est un grand challenge pour les victimes pour les dénoncer que sa soit à la famille, à la police

Je ne peux comprendre comment quelqu’un peut, elle culpabilise une victime de violence conjugale!!
Par exemple en disant pourquoi c’est maintenant elle parle?
Pourquoi elle a accepté d’être battue?
Pourquoi elle est restée silencieuse?
Voici pour vous une explication basique des cycles des violences conjugales.
“Les violences dans les relations intimes sont un ensemble de comportements, d’actes, d’attitudes, de l’un des partenaires ou ex-partenaires qui visent à contrôler et à dominer l’autre.

Elles comprennent les agressions, les menaces ou les contraintes verbales, physiques, sexuelles, économiques, répétées ou amenées à se répéter, portant atteinte à l’intégrité de l’autre et même à son intégration socioprofessionnelle. Ces violences affectent aussi l’entourage de la victime et de l’agresseur, notamment les autres membres de la famille, dont les enfants.”

Nous avons plusieurs types de violence entre autre :
– violence physique
– violence psychologique
– violence verbale
– violence sexuelle
– violence économique

Cycle de la violence classification de la structure ÉCOUTE VIOLENCES CONJUGALES

Le cycle de la violence conjugale tente de dégager les processus répétitifs liés à la violence entre partenaires. Ce modèle explique en partie comment la victime est amenée à rester/retourner avec l’auteur.e malgré ce qu’elle subit dans la relation.

Ce cycle est composé de 4 phases distinctes qui s’enchaînent et forment une boucle de répétition dont l’intensité augmente au fil du temps, avec des violences de plus en plus marquées ainsi qu’un rythme qui peut s’accélérer.

Sur le schéma ci-dessous, vous trouverez le point de vue de la victime et de l’auteur.e pour chacune des 4 phases du cycle. La victime est représentée par la couleur verte, l’auteur.e par la couleur rouge.

Phase 1 : Le climat de tension
Du côté de l’auteur.e : tensions initiées par la personne violente à travers divers signaux (silence lourd, regard menaçant, irritation, augmentation des conflits, impatience de plus en plus présente, mise en avant des erreurs…).
Du côté de la victime: tentatives d’apaiser le climat de tension, de faire diminuer la pression. Elle doute d’elle-même et de ses capacités, elle craint de contrarier son.sa partenaire.
Phase 2 : L’explosion
Du côté de l’auteur.e : passage à l’acte en usant de comportements violents (verbaux, physiques, psychologiques, économiques, sexuels…) avec ou sans aide d’objets afin de libérer la tension qu’il.elle ressent.
Du côté de la victime : sentiments de peur, de honte, d’humiliation, d’injustice, de tristesse, de désespoir… Elle est désemparée.
Phase 3 : Les justifications
Du côté de l’auteur.e : discours visant à le.la déresponsabiliser de ses actes. Il.elle se justifie de diverses manières (minimisation, renvoi vers l’extérieur – « Tu n’avais pas à… », « C’est toi qui m’as mis.e à bout », « Je suis trop sensible »…)
Du côté de la victime : elle doute de ses propres perceptions et accepte les justifications de l’auteur.e. Elle se remet elle-même en questions, se sentant responsable de la violence subie. Elle croit que si elle change de comportement, la violence cessera. Elle peut aussi vouloir aider l’auteur.e à changer.
Phase 4 : La lune de miel
Du côté de l’auteur.e : il.elle se calme et exprime ses regrets. Il.elle fait des promesses et des cadeaux visant à se réconcilier avec la victime, ou bien il.elle tente de la culpabiliser en menaçant de se faire du mal (« Je vais aller voir un psy », « C’est la dernière fois » « Je vais me suicider si tu pars »…). Souvent, le contexte de rencontre du couple sera évoqué afin d’appuyer le lien privilégié existant entre les deux partenaires.
Du côté de la victime : le calme retrouvé l’apaise, elle espère un changement ou que les choses redeviennent comme avant, donc elle donne une chance (supplémentaire) au.à la partenaire. Elle peut aussi le.la soutenir, ou bien changer ses propres habitudes pour répondre à ses attentes.

Écoute violences conjugales. Belgique 

Djenabou Balde 

Pour #femmesafricaines

Djenabou Balde