Boffa/société: zoom sur le quotidien des conducteurs de moto-taxis

Boffa/société: zoom sur le quotidien des conducteurs de moto-taxis

La rédaction de femmeafricaine.infos s’est intéressée ce week-end, au quotidien des jeunes de la préfecture de Boffa, situé à environs 160 kilometres de la capitale guinéenne. Malgré le travail ardu abattu, cela ne semble pas trop garantir la couverture de leur souffrance.

Si certains jeunes passent une bonne partie de leur temps autour du thé, d’autres par contre, font le tout pour le tout, pour sortir du poids du chômage qui demeure cet ami éternel de la jeunesse de Boffa

Au grand rond-point de la préfecture, nombreux sont ces jeunes qui bataillent chaque jour qui passe, contre les intempéries de la nature, pour se trouver quoi mettre dans la poche. Ces conducteurs de moto-taxis en grand nombre nous plongent dans le plus profond secret de leur quotidien qui parfois, donne des frissons. “Nous exerçons cette activité, parce qu’on a pas le choix. Parfois tu peux passer toute la journée ici sous le soleil comme vous le constatez déjà, pour rentrer le soir avec 30 000 francs guinéens d’intérêt. Et parfois, il nous arrive de ne même pas avoir ça vue la rareté des clients”, a confié Morlaye Soumah, conducteur de moto-taxi.

Le chômage, voilà la drogue qui domine une bonne partie de la jeunesse de Boffa qui malgré la présence de quelques sociétés minières, n’arrive pas à sortir la tête du tunnel. Mamadou Yaya Diallo a fini la licence depuis maintenant quelques années et, peine encore à décrocher un emploi. ” j’ai fini les études, mais toujours pas de boulot. Au lieu de rester comme ça sans rien faire, j’ai décidé en attendant, de faire moto-taxi pour ne pas mendier comme le font certains”, a-t-il dit à notre micro.

Dans cette préfecture où la majorité des jeunes galère pour joindre les deux bouts, le gouvernement est vivement interpellé par des citoyens, pour faire face à la question du chômage afin de recouvrir la liberté financière.

Mohamed Lamine Bah

Pour #femmesafricaines

Djenabou Balde