8 mars 2021 : Djenabou Baldé, activiste et défenseuse des droits des femmes appelle et interpelle les autorités à tous les niveaux.

8 mars 2021 : Djenabou Baldé, activiste et défenseuse des droits des femmes appelle et interpelle les autorités à tous les niveaux.

Pour moi le 8 Mars, c’est du lundi au dimanche, du 1er au 31 et de janvier à Décembre. Le 8 Mars 2021 : Avec femmes Africaines, Franchissons le pas pour l’égalité des sexes. À l’occasion du 8 mars, qui est la célébration de la journée internationale des droits de la femme, je rends hommage à toutes les braves du monde. Cette année la Journée internationale de la femme a pour thème : « Leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19 ».

L’ONU entend célébrer les efforts déployés par les femmes et les filles du monde pour former un futur et une relance plus égalitaire suite à la pandémie.
Il est temps de franchir le pas vers l’égalité des sexes. Pour rappel, les luttes des femmes pour la reconnaissance de leurs droits : droit de vote, meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes qui agitèrent l’Europe et les USA au début du XXe siècle, ont abouti à l’officialisation par les Nations Unies en 1977, de la date du 8 Mars. Cette date avait été proposée en 1910 par Madame Clara Zetkin, une allemande, à Copenhague, lors de la deuxième conférence de l’internationale socialiste des femmes. Désormais c’est célébré partout à travers le monde.

Cette journée contribue à rendre visible des situations dans lesquelles la place de la femme n’est pas une évidence, comme celle qui lui est conférée dans l’univers politique. Elle sert également à interpeller les élus sur un sujet précis, et plus largement, à sensibiliser les plus jeunes, électeurs et électrices et ceux qui demain s’engageront et joueront un rôle politique. La journée internationale des droits de la femme permet de donner un espace, avant tout, médiatique à la réalité souvent douloureuse des conditions de la femme. On oublie trop souvent, au delà du moment de l’indignation à quel point la souffrance et la domination que subissent des milliers de femmes partout dans le monde : ce sont les viols, les mariages forcés, l’excision et tant de souffrance. Cette dure réalité permet de souligner à quel point les droits conquis dans notre pays sont loin d’être le quotidien pour des millions de femmes à travers le monde et à quel point le combat féministe pour l’égalité et l’émancipation est universaliste. Cette réalité ne doit pas nous faire oublier les inégalités pourtant persistantes dans notre pays. Les femmes sont majoritaires et tiennent le haut de l’affiche mais pas dans nos assemblées, ni à la direction des entreprises et bien que trop rarement à la tête de nos listes lors des élections. Là où elles sont majoritaires, c’est dans l’occupation de contrats précaires et à temps partiels. Elles sont majoritaires dans la pratique des tâches ménagères.

Pour terminer, je profite de cette journée solennelle pour interpeller les autorités guinéennes à faire la lumière sur les cas de viol qui s’effectuent chaque jour en Guinée et de juger les auteurs de ces ignominies afin qu’ils soient condamnés à la hauteur de leurs forfaitures. Bonne célébration à toutes les femmes du monde.

Djenabou Baldé

LA RÉDACTION